TOURMENS DU POETE
L'ame seule s'unit à Tame Par une indestructible trame Où les sentimens sont mêlés ; Puissance d'amour attractive, Qui, soudain, émeut et captive Deux cœurs l'un vers Tautre appelés:
Alors, les pensera se confondent ; Alors, les accens se répondent; Alors la vie est un chemin Dont deux êtres suivent la voie,
Dans l'infortune bu dans la joie Se tenant toujours par la main.
Ce bras où notre bras s'appuie.
Ce r^ard dont la flamme essuie Nos pleurs, comme un rayon divin ;
Ce souris, bienfaisant dictame, Enfin cette ame pour mon ame Hélas ! je l'ai cherchée en vain :
C'est à toi, que je me confie :
Toi, dont Tamour s'identifie A ceux qui tout bas ont gémi :
Lis, comme Dieu, dans ma pensée; Tiens ma main dans ta main pressée, Ouvre à mon cœur ton cœur ami!.. ..
AoM 1833.
... From my yoUth up wards , My spirit walked , not with the soûls of other men Nor looked , upon the earth with fauman eyes.
— BTROKT. —
Dés ma première jeunesse , mon esprit ne marchait poinf avec les âmes des autres hommes; je ne regardais point la terre ayec des yeux
d*homme.
nncrr.
(tr^txl >e V^Kme.
Suis avec moi, page par page ,
Mon douloureux pèlerinage ,
Depuis le premier de mes jours;
Vois-tu cet enfant qui repose ?
Sur son visage calme et rose,
Le sourire habite toujours.
Mais aussitôt que la peusée, De son ame s^est élancée , Ses yeux perdent leur doux éclat; Sa joue enfantine est pâlie , Et la triste mélancolie Fait pencher son corps délicat....
Malheureux le mortel qui pense,
Et qui veut sonder Texistence,
Avant d'en goûter les douceurs !
Pour lui, tout plaisir s'empoisonne,
iPour lui, la plus belle couronne N'oflFre que de stériles fleurs !
Sais-tu pourquoi la jeune fille , Triste au milieu de sa Êunille,
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