‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 44 sur 52 · LES BA7Z · texte numérisé non relu

LES BA7Z

donrnt

J*aime les vieux manoirs, ruines féodales Qui des rocs escarpés dominent les dédales; J aime du haut des tours de leur sombre prison À voir se dérouler un immense horizon :

J'aime, de leur chapelle en parcourant les dalles, A lire les ci-git couronnés de blason , Et qui gardent encor la trace des sandales Des pèlerins lointains venus en oraison.

Parmi ces noirs châteaux, gigantesques décombres Dont les murs crénelés jettent au loin leurs ombres, Aux champs de la Provence est le donjon des Baux ,

Là, diaque nuit encore, enlacés par les Fées, Dans une salle d*arme aux gothiques trophées, Dansent les chevaliers sortis de leurs tombeaux.

Au raines des Baui, enProTeDce, iSS^.

SOVXTST-

Oui , les Olusions dont toujours je me berce En vain leurrent mon cœur d'un espoir décevant, Impassible et cruel le monde les disperse, Ainsi que des brins d'herbe emportés par le vent.

Et moi, me rattachant à ma fortune adverse.

J'étouffe dans mon sein tout penser énervant; Malgré mon désespoir et les pleurs que je verse, Je crois à l'avenir, et je marche en avant!

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Pour soutenir ma foi, j'aflfronte le malyre Des sarcasmes que jette une amére satyre A mon rêve d'amour le plus pur, le plus cher!

On peut tailler le roc , on peut mollir le fer, Fondre le diamant, dissoudre Tor aux flammes, Mais on ne fait jamais plier les grandes âmes !

im 0CQ7B. BBJSà.

« O souvenir de pleurs et de mélanoolie!

« Ceux que j'aurais aimés ne m*ont point

tt Ou bien, insoucieux, « Os vantaient ma beauté sans OMnprendre mon ame, « Et ne soupçonnaient pas sous ces ddiors de femme « L'angé tombé des deux !

a Comme un lac, dont la brise effleure la surface « Sans agiter le fond, <c Ces êtres aux cœurs froids, où tout amour s'efiEsice, ^ Pour moi n'eurent jamais un sentiment profond.

t( Innocence, candeur, tendresse virginale, « Ils TOUS abandonnaient sans larmes, sans regret; « Et toujours triomphait dans leur ame vénale ^< Un vulgaire intérêt.

(€ Us passaient tous ain3i comme des ombres vaines : « Le fantôfne adoré, Fidéal que j'aimais, « Celui qui de ma. vie eut adouci .les peines « N'apparaissait jansaift !

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