UN COEUR BRISE
« Jamais Faveu chéri qui captive une femme, « Qui mêle pour toujours son ame viei^e à l'ame
<c D'un jeune fiancé « Ne porta dans mes sens une ivresse suprême; c< Non, jamais par l'amour, jamais ce mot , je t'aime, i Ne me fut prononcé !
a Jamais, en 8*élancant au seuil de ma demeure « Un mortel adoré ne me dit : Voici Theure
<< Promise à ton ami !
« Et triomphant malgré la pudeur qui résiste
<c N'effleura d'un baiser mon front rêveur et triste ! « Non,. jamais dans ma main une main n a frémi.
« Nul rayon de bonheur sur mes jours ne se lève;^ « L'amour.que j'appelais ne m'a pas répondu !
276 FLEUSS DU MIDI.
a Déjà mom fmiit pftKl et inoii [^liriten^M s'achève, € Et poar moi Ywemr m à jentttperdii.
c< Lliomme peut à son gré reoommenoer sa vie, «c Par un jour radieux son aurore est suivie; « De jeunesse et de glinre fl est beau tour-à-tour ; « n règne en cheveux blancs : mais nous, on nous dénie « Les palmii des eoBjbttts» ka» harierada génia; « Noos n'avons qaôYmàm».
« Et sll nesourit pas à nos (raidies années;
c< Si, jeunes, nous vivons, hélas! abandonnées, c( N'espérons pas plus tard un fortuné destin : « Des mères qu'on bénit, et des chastes épouses « Contemplons le bonheur sans en être jalouses; ce Le soir ne peut donner les roses du m^n. y>
UN COEUR BMSJL 277
Elle parlait ainsi, la femme délaissée, Et dans son sein brûlant fermentait sa pensée; Fuis, jetant un r^ard de merci vers les deux, Pour ne plus les rouvrir elle ferma les yeux.
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Pourquoi vous asservir au ridicule;, usage De ces mots sans pei^sée idiome moqueur , Qui, comme une beauté qui farde son visage, Éblouit un instant, et n'émeut pas le cœur?
Laissez tout ce clinquant à de petites têtes, Qui, de leur ame vide exdtant la torpeur, . . Ont besojnjde OQuvrir, d'un mapteau d'épithètes- La froide nudité d'une œuvre de vapeur.
LaÛMei ce feu glacé, ces rimes toutes finies^ Au pauvre ItalieB'&briquant le sonnet Pour lesenterronens, les naissances, ks fêtes, Dans un moule uniforme, et que chacun connaît.
Mais TOUS, si vous avez quelque chaleur dans l'amev De ce hvoL or qui court devenei Harpagon ; Kallez pas, imiluit ces ibdeurs qu'on dédame, Changer h| poésie en stérile JaifOBt
N'allez pas, pour me rendre un gradeuxhomma^, Habiller d'oripeaux luf simple compliment; Qu n d la pensée ert vraie, elle produit Timage Qui la couvre sans art, smkr qu*na vêtement*