‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 50 sur 52 · L'HYMEN · texte numérisé non relu

L'HYMEN

Le doute qui luttait dans votre ame orgueilleuse Dans la félicité deviendrait un remords:

La foi natt du bonheur : quand la vie est heureuse, On voudrait l'assurer au-delà de la mort.

Et tous les deux alors mêlant votre prière Vous unissez vos cœurs; et dans un même vœu, Le regard vers le del, à genoux sur la pierre, De vous avoir créés vous remerciez Dieu !

!€▲ POÉSZS.

Il est dans le Midi des fleurs d*un rose pâle Dont le soleil d'hiver couronne Tamandier; On dirait des flocons de neige virginale Rougis par les rayons d'un soleil printannier.

Mais pour flétrir les fleurs qui forment ce beau voile, Si la rosée est firoide, il suffit d'une nuit; L* arbre alors de son front voit tomber chaque étoile, Et quand vient le printemps il n'a pas un seul fruit.

Ainsi mourront les diants qu'abandonne ma lyre Au monde indifiiérent qui va les oublier; Heureuse, si parfois une ame triste aspire

Le parfum passager de ces fleurs d'amandier.

Paris, 1835.

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