‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 49 sur 52 · L'HYMEN · texte numérisé non relu

L'HYMEN

 ce larcin d'amour un jeu naïf succède; Ce sont ses longs cheveux que tu veux détadier ; Elle retient ta main; tu souris, elle cède, Et sous lew blond tissu ton front va se cacher.

Ce sont sur tes yeux noirs ses petites mains blanches, Dont folâtre et rieuse elle aime à te couvrir ; C'est, lorsque sans parler vers elle tu te pendies , Un maintien languiissant à te foire mourir !

Puis Tair manque à son cœur dévoré par la fièvre ; Elle échappe à t^ bras; tu la suis dans les champs; Et cette volupté dont sa pudeur te sèvre Tu la trouves encor dans ses regards touchansc

Elle revient à toi plus douce, plus aimante 7 S*aocu8e d*av(»r fin; înet sa main dans ta main ; G>urbe sur ton épaule une tête charmante, Et vous mardiez tous deux sans suivre de diemin....

Quand tu la vois si beUeà ton bras susperiduc Répondre aux mots d'amour qu'en tremblant tu lui dis^, Alors, qu'est l'univers pour ton ame éperdue, Et la gloire et Téclat qui t'enivraient jadis ?

la terre disfwratt, m»s leciel se révèle ; A votre immense amour il feiut l'immensité; Il faut à votre espoir une sphère nouvelle Où vous aimiez ainsi durant l'éternité!

Page 1