EVEIL DE L'AME
Passe , en lui jelant le dédain ; « Voye», voye» Tenfont qui boude, a Dit-elle, et qui toiqourft s'accoude, «( Tenant sa tête danssa maÎB ! »
Et, parlant ainsi, Tingénue, A cette soufirance inconnue, N'accorde qu'un souris moqueur :
Et la jeune fille qui pleure, Sent au sarcasme qui l'effleure, Un poids plus lourd presser son cœur.
(c Ta douleur n'est qu'une chimère...
« Pourquoi gémir, lui dit sa mère ï
24 FLEDBS DU MIDI.
« Ne t'ai-je pas donné mes soins ? »
El, sans la comprendre, elle blâme Sa tristesse, comme si Famé N'avait pas aussi ses
Gomme si, quand Tesprit s'éveille, Planant de merveille en merveille, S'égarant dans Fimmensité, n ne lui Êillait pas un guide.
Qui semât des fleurs dans le vide De la triste réalité !.. .
Octobre 1833.
ZSVSOISSÀSÈiS.
L'aniAiir n'eH pu ee que vow croyei , ce n'est ptt celle tioleiite aipirttkm de toutes lei facultés
Yers on être créé ;
C'est l'inspiration sainte de la partie la plus éthérée
de notre ame fers l'inconnu.
Vois-tu la jeune viei^e à Tame véhém^ite, Qui se meurt chaque jour du mal qui la tourmente ? La vois-tu, mendiant, comme un trésor divin, Un cœur qui la comprenne, et le dierchant en vain !
28 FLEURS DU MIDL
Oh ! qui saura jamais sa souffrance infinie , Ses jours de désespoir et ses nuits d'insomnie,
Ses larmes, ses sanglots, ses longs déchiremens, Quand, jetant le sarcasme à ses ravissemens.
Ceux qui devaient guider sa sublime pensée.
Dans leur vulgaire orgueil la disaient insensée! Insensée !... Oui, j'étais insensée à leurs yeux , De dédaigner la terre et d'envier les deux : Oh ! oui ! c'était folie à moi que de prétendre Leur révéler un cœur qu'ils ne pouvaient entendre l Si je leur demandais naïvement, pourquoi Les biens que je révais s'enfuyaient loin de moi ? Pourquoi les voluptés que Dieu leur fit connaître, Et dont il à gravé l'image dans mon être, Fantômes sédaisans, qui venaient me ravir, Enflammaient mon espoir sans jamais l'assouvir? Barbares ! Os traitaient mes tourmens de délire ! Dans mon ame si pure ils ne savaient pas lire !