‹ Fleurs enfantines [microforme]Chapitre 16 sur 23 · LE RUSÉ VOYAGEUR · texte numérisé non relu

LE RUSÉ VOYAGEUR

Un voyageur à cheval, surpris en route par un orage, arrive le soir, transi de froid, dans une hôtellerie. |

Le feu est entouré de voyageurs qui ne se dérangent pas pour lui faire place. | |

—Que l’on porte, dit-il, une douzaine d’huîtres à mon cheval! t

L'hôtelier, se récriant contre cet ordre, affirme que les chevaux

n'aiment pas les huîtres.

—Faites ce que je vous recommande, répond le cavalier. J

Tout le monde court à l’écurie. Un instant après, l’hôtelier

revient et s’écrie :

—Je vous l’avais bien dit, il n’en veut pas!

—I1 faut donc que je les mange,—dit notre rusé voyageur. . Il s'était bien chauffé. ot] J. DL.

“* Une mère chrétienne

parlait de Jésus-Christ à son

petit enfant qui, debout deant elle, écoutait avec avidité les traits Si touchants

de la vie du Sauveur.

—()h, maman, dit-il

tout ému, comme jaurais

voulu rester avec le bon

Jésus !

Et qu'aurais-tu fait pour lui, toi, si petit ? Pour Jésus, répliqua l'enfant surpris par cette question à laquelle il ne s'attendait pas,... eh bien, dit-il naïvement, après un moment de réflexion :

— J'aurais fait ses commissions 7

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