LE REVE D'UNE PENSIONNAIRE
Il faisait bien froid; le vent mugissait à travers les arbres
dépouil'és de la cour.
J'étais dans mon lit bien chaudement pe/o/onnée, et il me souvient que je murmurais une prière en pensant à tant de pauvres petits enfants qui, moins heureux que moi, souffraient et pleuraient à cette
heure.
Et il me sembla que je vis s’avancer un vieillard courbé sous un lourd manteau de neige qui l’envelcppait ; il avait une couronne de glaçons sur la tête, des bagues de givre à chaque doigt et des lèvres bleuies. |
Et à mesure qu’il marchait, de son manteau, de sa longue barbe, de ses mains, la neige tombait à flocons, et autour de ma couchette elle s’'accumulait toute blanche.
— Qui êtes-vous ? criai-je, tremblante de froid et de terreur.
— Ne t’effraye pas, ma petite, répondit lentement le vieillard; je suis l’Æzver, et je viens faire ce soir mon entrée au pensionnat, pour
aller ensuite parcourir les rues et les autres demeures.
PARTS QUET ES Du DR RP ts SONDE RÉ