‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 13 sur 24 · RÉVEIL · texte numérisé non relu

RÉVEIL

A la même.

Ce matin^fai rêvé cette reine d^ Afrique

Qui, pleurant des serments en une heure oubliés^

S'en alla prolonger son rêve poétique

Sous Vombrage mortel des noirs mancenilliers.

Et je pense que moi, dans un élan lyrique Hier^ je suis allé me jeter à vos pieds.

Que vous ûve{ daigné recevoir ma supplique Et pour tout châtiment din que vous m'aimie:{.

Mon bonheur est si grand qu'il me semble un mensonge. Et j'ai peur qu'il ne soit qu'un rêve de la nuit; Le doute exaspérant me hante et me poursuit.

Si r extase oii je suis devait être un vain songe Que le vent du matin va chasser désormais^ Rendormes-moi, Seigneur^ ne m' éveille:^ jamais l

byGoogk

A la même.

Quand je vous vis^ c'était dans la splendeur d'tin soir; Vous passiez devant moi très belle et très hautaine, Majestueuse^ ainsi que passait une reine Au milieu des lys et des parfums d'encensoir.

Et moi je vous clamais en mon extase vaine Des mots de passion , des cris de désespoir.,. Mais vous avie^ passé — telle une Souveraine Que les cris d'un manant tte sauraient émouvoir,-

Et depuis j'ai souffert — plus que je ne puis dire ! — Et je vous ai crié Vhorreur de mon martyre Tant de fois — qu'à la fin vous m'ave^ écouté.

Alors vous fûtes bonne et douce et consolante ; Votis unîtes un baiser sur ma lèvre brillante Et l'espoir radieux dans mon cœur enchanté.

byGoogk

Page 1