‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 19 sur 24 · FIN D'IDYLLE · texte numérisé non relu

FIN D'IDYLLE

A mon ami Michel Ahwach.

Un jour f elle revint, comme une suppliante Lui dire :

« Viens calmer la fièvre de mon cœur ; Ne me repousse pas d'un sourire moqueur ;

Je redeviendrai ton amante,

« Mon aimé, viens calmer la fièvre de mon cœur ; Nous nous sommes aimés qu'un seul printemps d peine. Nous n^ avons pu cueillir qiC une fois la verveine Pour nous griser de son odeur,

« Nous nous sommes aimés qu un seul printemps à peine , Je veux te retrouver amoureux comme avant^ Je saurai réchauffer ton cœur convalescent Au soufjle chaud de mon haleine,

^<Je veux te retrouver amoureux comme avant ; Je veux entendre encor sous mes baisers suprêmes S'exhaler ton amour dans des râles — /// m'aimes Toujours, n'est-ce pas^ mon amant ?

« Je veux entendre encor sous mes baisers suprêmes Ces mots que tu clamais en des cris éperdus.

Ton âme^ ton cœur y dis, tu me les as rendus ? Oui, je les sens toujours les mêmes,

« Ces mots que tu clamais en des cris éperdus

Oh ! n'est-ce pas, tu t'en souviens? Ils sont ta vie ;

Rappelle-toi.,.,, »

Mais, lui, répondit :

« Mon amie, Je m'en souviens toujours — mais je ne t'aime plus !:^

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LE TEMPLli: DK GOMORRHE

A la cime du mont, très haut, dans les niices Le temple se dressait sombre et mystérieux.

Et tirais fois Van, femmes, filles non polluées. Vieilles, jeunes, pendant trois jours priaient les dieux.

Et puis toutes, ainsi que des prostituées, Pendant trois autres jours de plaisirs furieux, Deux à deux s'enlaçaient — enftn^ exténuées.

Deux à deux s'endormaient en couples gracieux.

Puis le septième soir, en longues robes blanches, Avec des guirlandes de fleurs autour des hanches^ Du temple elles sortaient lorsque venait la nuit,

Gomorrhe disparut pour sa débauche infâme, Le temple fut détruit,,, et pourtant aujourd'hui Les ruines ont encor V odeur de chair de femme.

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