‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 20 sur 24 · HEURES CHÈRES · texte numérisé non relu

HEURES CHÈRES

T'en soHvieiis-tu des heures chères^ Des douces heures d'autrefois ?

A nos amours bien qu'éphémères Dis^ y penses-tu quelquefois ?

Ten souviens-tu de ces ivresses Comme jamais tu n'en connus ?

Tu te pâmais sous mes caresses En clamant des mots éperdus,

Ven souviens- tu des heures folles.

Des rêves tout pailletés d'or Oii nous sentions des tiédeurs molles, Molles à fondre nos deux corps?

Puis, c'étaient des nuits fantastiques,.

Des jours entiers de volupté, C'étaient des heures extatiques Qui duraient une éternité ;

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Et notre amour fut si profonde Que vivre nous faisait horreur ; Nous voulions la mort vagabonde Pour qu'elle nous prit dans sa ronde^ Ne croyant pas vaste le monde Pour contenir notre bonheur !

Ten souvient-il? Hélas ! Tout cesse ; Le dégoût succède à Vivresse, Et V indifférence à V amour.

Tu cessas de m' aimer un jour.

Cependant à ces heures chères^ Aux douces heures d'autrefois y A nos amours bien qu' éphémères , Oh ! dis, penses-y quelquefois !

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