‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 7 sur 24 · LA MORT DE SIGURD · texte numérisé non relu

LA MORT DE SIGURD

Lorsque dans un moment de jalouse fureur réponse de Stgurd, Hiîda^ la vierge pâle Eut dit à Brunnehild quelle était son erreur ;

Qu'elle possédait la ceinture virginale

Que donna Brunnehild au fier Sigurd, le jour

On vainqueur il franchit la chambre nuptiale,

Que Sigurdla conquit pour avoir son amour D'elle, Hilda, parce que le roi Gnnther^ son frère, Avait juré de la lui donner en retour

S'il pouvait conquérir la Valkyrie altière Et r amener captive en son burg crénelé.,, — Brunnehild sous Vaffront resta très calme et ftère.

Mais dans son cœur jaloux la Vengeance a soufflé,.

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Sigurd et Brunnehild auprès de la fontaine Qui délivre des sorts et des enchantements Effeuillent lentement une fleur de verveine

Qu'emporte le courant dans les flots écumants. Une lueur soudaine t non de leurs deux dm es ; Dans un hymne d'amour ils disent leurs serments.

Mais dans les arbres noirs courent de pâles flammes : Dans la sombre forêt Gunther chasse aux flambeaux. Déjà sur la lisière on voit briller des lames,

« Qu'il meure ! :& dit Sigurd, Vers le bois de bouleaux Il bondit, — « La foret, Sigurd, t'est peu connue; Reste, Sigurd, tu cours à des dangers nouveaux ! »

Trop tard ! Un cri de mort a déchiré la 7iue,

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Sigurd vient de mourir^ le guerrier au cœur fort ! Dansla for:t^ Hageji, lefrank à V œil farouche Etait cache. Sigurd est mort ! Sigurd est mort !

Ou le porte au palais étendu sur la couche

De branches qu'on lui fit pour son dernier sommeil ;

Sa cuirasse est percée ^ au cœur ; et de sa bouche

Coulent de longs filets de sang chaud et vermeil. Brunnchild près d'Hihta — car la haines^ est tue — Veillent son corps., la nuit. Puis^ quand luit le soleil^

La Valkyrie en pleurs se renverse et se tue Sur le corps de celui qu'une autre ensorcela^ Tandis qiiHilda se dresse ainsi qu'une statue

Et menace Gunther des hordes d'Attila !

LES ADIE4JX AU CYGNE

(Lohengrin, ler Acte.)

A mon ami Michel Ahwach.

O mon cher cygne^ à toi merci. C'est toi^ mon cygne^ Qiii m'amenas des bords du monde boréal ; C'est toi le messager fidèle an moindre signe Qu'entre tous a choisi mon père Parsifal,

C'est à toi que je dois cette faveur insigne De pouvoir en tous lieux faire régner le Grâl. De cette mission que toujours je sois digne : Q,ne par moi la Vertu puisse vaincre le Mal !

Adieu, mon cygne aimé! Va, repars pour la rive Oà le ctel est brumeux, où la mer est plaintive ; Retourne à Montsalvat, au burg que bénit Dieu.

Mais si jamais, mon cygne, il faut que je t'appelle.

Vers moi, ton chevalier , reviens à tire d'aile.

Adieu, mon bien cher cygne ; adieu,mon cygne,adieu !

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