ACTE PREMIER
aille faire bénéficier un autre théâtre de la réputation qu'elle aura acquise et des progrès qu'elle aura faits dans le mien?
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
C'est juste. Mettons deux ans.
COURBOUZOK.
Quatre.
MADEMOISELLE ANGLOORÈnC.
Deux.
COORBOUZON.
Soit. Nous mettrons cent mille francs de dédit, n'est-ce pas?
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Non, monsieur le directeur.
COURBOUZON
Pourquoi? L'inipoilance du dédit est la meilleure garantie pour les deux parties contractantes et est d'aiikurs un hommage rendu au talent de l'artiste. Je tiens assez à mademoiselle Flipote pour...
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Un dédit disproportionné est surtout fait pour permctU'e au directeur de traiter ses artistes comme des nègres et, à l'occasion, d'exploiter des coups de léte qu'il lui est Irop facile de provoquer... Cinquante mille francs de dédit me paraissent ici très sulïïsants.
COURBOUZON
Mademoiselle Anglochère, j'ai eu décidément tort de pas-
ser par ici. J'aurais gagné une belle journée en faisant venir tout simplement Flipote dans mon cabinet. Enlin!...
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE,
Vous VOUS rattraperez sur une autre.
COURBOUZON
Je l'espère... Voyons, tout est bien réglé?
Et la vedette? j'aurai la vedelte?
COURBOUZON
Bien entendu.
En tète de l'afflclie?
COURBOUZON
Non, après Lydie.
Alors, sur la même ligne.
COURBOUZON
Nous verrons ça.
J'cnleuds être sur la mémo ligne. Je veux bien êlro après Lydie, parce qu'elle est mon ancienne, mais pas audessous.
MADAME ANGLOCHÈRE.
Dieu! que lu m'agaces, Flipote I