ACTE PREMIER. ^l
II y a encore la question des toilettes.
COURBOUZON
Question réglée d'avance. Vous fournirez les toilettes de ville, selon l'usage.
Ça, mon petit directeur, c'est bon pour les cocottes. Mais quand on est honnête et qu'on ne peut compter que sur soi, comment voulez-vous qu'avec vingt-cinci ou trente pauvres mille francs...
COURBOUZON
Ma petite, je n'oblige pas du tout mes pensionnaires à être honnêtes... Au reste, je ne les oblige pas non plus à faire la noce... Tout ça ne me regarde pas.
MADEMOISELLE ÀNGLOCHÈRE.
Allons, un bon mouvement. Payez-lui-en la moitié, de
ses toilettes.
COURBOUZON
Ça, jamais!... J'ai lil-dessus des principes très sévères. Et puis, j'ai déjà assez cédé sur d'autres points. Résumonsnous. Quinze cents et cinquante do feux, engagement de deux ans, cinquante mille de dédit. Nous signerons demain. Je vous attendrai au théâtre, à cinq heures, Flipote. Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire? (preaani congé.) Mesdames...
n gagne la porte.
42 FLIFOTE.
Pardon. Et Emile?
MADEMOISELLE ANGLOCHÊRE.
Voilà ce que je craignais.
COUBOUZON, redescendant.
Qui, Emile?
M. Lcplucheux. (càuiie.) Mon petit directeur, vous me rendrez celte justice que j'ai été bien gentille, pas exigeante.:. Eh bien, vous, en retour, vous allez me faire un grand plaisir : vous allez augmenter Leplucheux.
COURDOUZON.
Voilà une idée qui ne me serait pas venue... Pourquoi diable voulez-vous que j'augmente Leplucheux?
Parce que je l'épouse.
Vous épousez... (a mademolsdle Anglochère.) Elle épOUSC LC-
plucheux?
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
IJélas I
COURBOUZON
Et VOUS souffrez ça?
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE,
J'ai renoncé à la lutte. Il paraît que c'est de l'amour, du vrai, de celui qui rend idiot.