SCENE XIII
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE, LE BAKON;
FLIPOTE, derrière le parsvenl avec l'habllleuiie. LE BARON, ù maderiiuiSi-llc Anglocti ru.
Alors, mademoiselle, si j'en juge par les quelques mots que j'ai surpris, il y aurait eu, entre madame votre nièce et son directeur, une discussion assez vive ?
MADKMOISEI.LK ANGLOCliÈRK.
Assez vive est le mot. Mais ne vous inquiétez pas. Lf s parole i qu'on prononce ici n'ont pas la môme portée qu'ailleurs... Et chez vous, monsieur le baron, comment ça va-t-il ?
LE BAHON.
Très bien maintenant... J'ai vu mon fils.
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Eh bien?
LE BARON
Je l'ai menacé d'un conseil judiciaire comme vous m'y aviez engagé. J'ai été très ferme.
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
A la bonne heure.
LE BARON
Mais il s'est montré si repentant...
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Que ça vous a désarmé?
LE DARON
Oh ! il y a mis du sii.'n. Il m'a affirmé que c'était fini avec iNiniche. Il m"a juré de s'en tenir désormais aux femmes de son monde.
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Ça lui coûtera plus cher.
LE DARON
Vous croyez?
mademoio;:lle anglociière.
C'est à craindre... Et h comtesse votre fillo?
LE DARON
La comtesse ma fille? J'ai eu également un entretien avec elle.
mademoiselle ANOLOCIIÈRE.
Eh bien ?
le baron.
Elle n'était plus reconnalssablo : très gaie, très en train... absolument coasolée, pirlant même avec indiiïércnce de... cet ami dont les assiduités l'avaient un instant inr^uiétée.