I.EPLUCIIi:UX
Pardon ! C'est moi qu'on a silllé ! Toi, on t'a applaudie furieusement, et c'était bien naturel... Et certes je m'en suis réjoui de ces applaudissements... quoiqu'ils fussent aulant d'insultes pour moi.
FLIPOTB.
Autant d'insultes?
LEPLUCHEUX.
Oui, d'insultes... Ils signifiaient, ces applaudissements, que tout ce que tu fuis est charmaiit, qu'on te permet tout, à toi la cornélienne heureuse et adulée, qu'on te trouvait très généreuse do me défondre comme un petit garçon, et que pcul-étro ou mo forait grâce, parce que je suis le mari do l'étoile..,
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8t FLIPOTE.
FLIPOTE, Angélique, et l'entourant de seg brai.
Comme il faut que lu soutires, mon chéri, pour me dire de pareilles choses !
LEPLUCHEUX.
Laisse-moi! Tout cela est bien fait, tout cela est juste... Je me suis cru du talent : je n'en ai pas. Je ne suis mcine pas un incompris : je suis un raté! un raté! un raté!... Tant pis pour moi.
FLIPOTE, de même.
Ne dis pas cela, mon chéri, ne dis pas cela!... Tu viens d'être cruel avec moi; mais, tiens! je reconnais que, sur bien des points, tu avais raison. Oui, ce qui t'arrive aujourd'hui, c'est certainement un peu ma faute, la laulo tle ma jalousie d'abord, de mon étourderie ensuite... Tu vois, je -uis raisonnable. Sois-le donc aussi et n'aie pas ces méchantes pensées... Je comprends bien tout, va! Je com- |)ron(U qu'il y a des heures où la destinée te paraît injuste, quand tu compares ma veine à ta mauvaise chance. Je conçois très bien que cela te fasse souffrir, mais j'en souflVe autant que toi, tu peux m'en croire. Mes succès, que d'ailleurs je ne m'exagère point, oh! sans doute j'en jouis sur le moment ; mais, dès que je me retrouve auprès de toi, si tu savais comme ils me paraissent tout d'un coup absurdes, comme il me semble que je te les voU», comme je les oublie pour t'aimer, comme je voudrais pour toi, pour toi seul, la célébrité et la gloire! Elles viendront, je te le jure... J'ai foi en toi absolument... I.c petit accroc de ce soir ne prouve rien, puisqu'il est îirrivé par ma faute. Aie donc confiance, tu as l'avenir. Songe que d'autres avant toi, qui ont élé de grands îirlistes, ont commencé par être plus malbeurcux encore et plus méconnus que toi... Mais aussi quelle joie, mon cliéri, le jour où l'on te rendra justice, et