SCÈNE IV HENJRI, puis GENEVIÈVE
HEXRI, seul.
Quel sale individu!... Abuser ainsi!... Je vais faire mon testament... On ne sait jamais ce qui peut arriver.
GENEVIÈVE, entrant de droite.
Qu'est-ce qu'il te voulait Leverdet?
HENRI, d'un ton indifférent.
Oh! rien de palpitant... au sujet du bilan. (Avec
émotion, prenant Geneviève dans ses bras.) Ail! ma chérie ! ma chérie I tu m aimes bien, n'est-ce pas ?
GENEVIÈVE, tendrement, avec reproche.
As-tu besoin de me le demander encore ?
HENRI
Si je mourais, tu aurais du chagrin ?
GENEVIÈVE
Pourquoi me dis- tu ça?
HENRI
Pour rien... pour causer.
GENEVIÈVE
Tu pourrais parler de choses plus gaies!
HENRI
Embrassons-nous encore, veux-tu?
GENEVIÈVE, effrayée.
Qu'est-ce que tu as ;'
HENRI, avec uu sourire forcé.
Rien! (il remonte, et, à part, soupirant.) Allons tester...
GENEVIÈVE
Où vas-tu ?
IlWNIlI, èlourdiment.
Faire mon t... (il s'arrête.) lliun !
Quoi ?
HENRI, faisant semblant de ne pas comprendre.
Hé?
GENEVIÈVE
Tu vas faire monter quoi?
HENRI
Quoi?
GENEVIÈVE
Je t'ai demandé ovi tu allais et tu m'as répondu : faire monter...
HENRI, vivement.
Une demi-Vichy!... Je vais faire monter une demi-Viehy!... Je meurs de soif, j'ai une lettre à écrire... je vais dans mon bureau... (sortant, à part.) Ah! oui, quel sale individu !
Il entre à gauche.