LA MOUCHE
Sur votre sein qu'elle effleurait, Elle ne semblait plus farouche; De bonheur elle s'enivrait...
Ah! que c'est gentil d'être mouche.
Tant d'ivresse, tant de plaisir, Loin de la rendre moins avide Parurent encore l'enhardir, Et bientôt je vis la perfide, Comme pour y prendre un baiser, Se poser là, sur votre bouche!
Alors, loin de l'apprivoiser J'aurais voulu manger la mouche.