HYPNUM GIGANTEUM
denticulées; lanières internes étroitement ou assez largement ouvertes sur la carène; 2—3 cils plus ou moins cohérents, distinctement appendiculés. Opercule assez élevé, conique, aigu ou apiculé. Fleurs mâles sur une plante distincte, très nombreuses sur les branches principales ; fol. énerves , orbiculaires ; les supérieures acuminées; 10 — 15 anthéridies grandes, oblongues ; paraphyses aussi longues, grêles, très nombreuses.— Juin.
CC. dans les prairies humides, les lieux marécageux de la plaine et des montagnes, dans tous les terrains , partout.
48. Hypnum giganteum Schimp. Syn. p. 642; Hypnum cordifolium Stirp. n° 518 ( Echantillons stériles provenant des Vosges).
Tige décombante, se redressant au sommet, peu dénudée à la base , irrégulièrement divisée en plusieurs grandes branches, imparfaitement pennées ; rameaux assez courts, ascendants , rapprochés ou espacés , un peu atténués par l’enroulement des jeunes feuilles, mais cependant mutiques, obtus, et non pointus; long, des tiges 7 — 20 centim. Plante formant des touffes molles, lâches, d’un vert jaunâtre ou luride à la surface, d’un brun ferrugineux à l’intérieur. Feuilles caulinaires grandes, largement ovales-oblongues, distinctement auriculées > obtuses, concaves, enroulées (oreillettes grandes, ovales, convexes en dessus), dressées , étalées à l’état humide, rapprochées de la tige et plissées par la sécheresse, légèrement involutées et entières aux bords, munies d’une nervure mince qui s’avance jusque vers le sommet où elle se dilate; long. 3 — 3 1/2 millim., larg. 1 1/2 — 2 1/2 millitn. Les feuilles raméales ovales-lancéolées ou lancéolées. Tissu : cellules des oreillettes hyalines, grandes, très distinctes, subhexagones ou presque rectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1. ; les autres linéaires, un peu flexueuses, atténuées , aiguës ou obtuses ; celles du milieu très allongées, 15—30 fois aussi 1. q. 1. A l’état sec, les feuilles supérieures des rameaux grêles s’étalent souvent presque en étoile. « Plante mâle semblable à la plante femelle , moins ramuleuse, fastigiée , chargée de fleurs qui lui donnent un aspect noduleux. Fleurs mâles petites, gemmiformes. Rameau floral femelle allongé ; fol. imbriquées , les intimes oblongues-lancéolées, enroulées, un peu étalées au sommet, munies d’une nervure mince qui se continue jusqu’au sommet. Vaginule très courte, nue. Capsule longuement pédicellée, horizontale, oblongue, cylindrique, subincurvéc, orangée, ferrugineuse en dessus, couleur lavée de brique en dessous, à parois épaisses, sans anneau ; opercule apiculé. Dents du péristome d’un beau jaune
1er GENRE : HYPNUM.
clair, hyalines et denticulées au sommet; péristome interne grêle, jaune-pâle ; lanières presque entières ; cils hyalins très fragiles. Spores d’un vert ferrugineux. » Schimp. Syn. — Nous n’avons pas trouvé cette espèce fertile dans nos régions.
Disséminé dans hs lieux marécageux, les toui bières profondes Indiqué d’une manière générale dans les Vosges par M. Schimper ; Saint-Dié, Gazon-Martin Corcieux (B.), Diluvium de la plaine de Wissembourg (F. Schultz et Winter), Stieringer Bruch, près de Sarrebrück (Winter). Jura : Tourbière du lac des Rouges-Truites (B ), des Rousses (Cornu). C’est probablement cette espèce que Lesquereux indique dans les tourbières du Jura, sous le nom de H. cordifolium. — Haute-Vienne (Lamy), Dauphiné (Ravaud).
Hypnum sarmentcsim Wahlenb . Fl. Lapp . — Tige robuste ramifiée sans ordre; touffes passant du pourpre au brun noirâtre. Feuilles elliptiques très concaves, courbées en cuiller au sommet et brusquement terminées par un petit mucron, plissées, entières, inunies d’une longue nervure , et aux angles de grandes oreillettes très distinctes Capsule bombée, arquée. Opercule convexe-apiculé Pas d’anneau Plante dioïque. — Marais profonds des montagnes de la Silésie et du Tyrol.
49. Hypnum cordifolium Hedw. Musc, frond. IV, p. 97 ; Bryol, eur. t. 615; Stirp. n° 518 ( Echantillons fruc tifiés.)
Plante molle, très allongée (10 — 20 centim.), déprimée , formant des touffes lâches, vertes. Tige divisée en plusieurs branches peu ramifiées, très imparfaitement pennées. Feuilles espacées, lâchement dressées ou très étalées, légèrement concaves, ovales, largement lancéolées, rapidement contractées et décurrentes à la base, insensiblement rétrécies et obtuses-arrondies au sommet, entières, munies d’une nervure qui s’avance jusque près du sommet, courbées en cuiller au sommet; long. 3—4 millim., larg. 1 1/2 — 2 millim. Tissu : cellules basilaires vers les bords, grandes, oblongues, 3 — 4 fois aussi 1. q. 1., de même couleur que les autres , ne formant pas d'oreillettes distinctes ; les moyennes linéaires, subhexagones, aiguës, 6 — 8 fois aussi l.q. 1., à parois épaisses, mais molles, renfermant de la chlorophylle sous la forme de bandes sinueuses. Rameau fertile, allongé; 15 — 20 fol. dressées-imbriquées, ou munies d’une nervure mince, allongée; les intimes presque engainantes, acuminées ; archégones peu nombreux, paraphyses rares. Vaginule courte. Pédicelle flexueux, très allongé, 6 — 8 centim. Capsule subhorizontale, rapidement contractée à la base, oblongue, arquée , un peu bombée; long. 2 1/4 — 3 millim., diam. 1 1/4 millim. Opercule convexe, subobtus ou apiculé. Pas d’anneau. Dents du péristome molles, pâles, marginées, denticulées, peu lamellifères ; lanières internes entières, ou à peine ouvertes sur la carène. Fleurs mâles sur la même plante; 1 — 3 cils mous;