‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 103 sur 634 · HYPNUM PURUM · texte numérisé non relu

HYPNUM PURUM

environ 10 fol. oblongues-acuminées, faiblement nerviées ; 8 — 15 anthéridies grandes ; paraphyses peu nombreuses. — Juin. Très rarement fertile.

N.B. Dans les Stirpes, le Dr Mougeot a publie', n° 518, le vrai H. cordifolium Hedw. fructifie’, provenant de Vire (Calvados); mais il a fre'quemment distribué, sous le même numéro, le H. giganteum stérile, delà région montagneuse des Vosges.

AC. dans les prés marécageux, les fossés, surtout en plaine Corcieux, et région de la plaine, dans les Vosges; Kirkel et Würzbach, dans les Basses-Vosges (Bruch); fertile à Sarrebrück (Winter); tourbières des Rousses, dans le Jura (Cornu). — Manche (Le Jolis), Maine-et-Loire (H. de la Perraudière), Haute-Vienne, C (Lamy), Tarn (M.-D. J.), Aude (Roumeg.), Haute-Garonne (Jeanb.). Les localités indiquées par les auteurs anciens sont suspectes , parce qu’ils ont confondu avec cette espèce le H giganteum

oo. Feuilles exactement imbriquées , donnant aux tiges et aux rameaux un aspect cylindrique julacé. (E. 50 — 52.)

50. Hypnum purum Linn. Sp. pl.; Bryol. eur. t. 621 ; Stirp. n° 44.

Tige déprimée ou ascendante, molle, flexueuse , allongée (10 — 15 centim.), obtuse au sommet, à peine dénudée à la base, sans radicules, souvent divisée en deux, plus rarement en trois branches, assez régulièrement pennées dans toute leur longueur ; rameaux distiques , très étalés, souvent arqués en dehors, un peu atténués, mous, julacés comme la tige (long. 10 — 20 mill.). Plante formant de larges touffes molles, d’un vert souvent très pâle à la surface , décolorées à l'intérieur. Feuilles moyennes brièvement et très largement elliptiques, très concaves, imbriquées, denses, arrondies et brusquement terminées au sommet par un apiculum dressé ou étalé, munies à la base de petites oreillettes convexes , et sur le dos d'une nervure élargie inférieurement qui atteint ou dépasse le milieu , de deux plis de chaque côté de la nervure, peu profonds, plus saillants à l’état sec; les bords, plans ou légèrement incurvés vers le sommet, sont révolutés à la base et garnis sur tout le contour de petites dents superficielles, espacées; long. 2 — 2 1/2 millim., larg. 1 1/2 — 2 millim. Les feuilles raméales sont plus étroites, plus insensiblement rétrécies-acuminées. Tissu : cellules des oreillettes peu nombreuses , vertes et fermes, comme les autres, peu distinctes, courtes, oblongues, anguleuses; les autres linéaires, très étroites, flexueuses, obtuses, 10— 20 fois aussi 1. q. 1. Fol. de l’involucre nombreuses (25 — 30), dressées-imbriquées, ovales, acuminéc^, nerviées; les intimes allongées, dressées, sans

plis, longuement et finement acuminées ; 6 — 10 archégones ; paraphyses filiformes plus longues, assez nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, parfois très flexueux, à peine tordu ; long. 25 — 45 millim. Capsule horizontale, oblongue subcylindrique, légèrement arquée et bombée, à peine resserrée sous l’orifice; long. 2—2 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-conique, apiculé , obtus ou surmonté d’un petit bec oblique. Un anneau jaunâtre composé de petites cellules cohérentes. Dents du péristome brunes, orangées , fermes ; lanières internes larges , très ouvertes sur la carène ; 2 — 3 cils développés, noduleux ou appendiculés. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. énerves , ovales-acuminées ; anthéridies accompagnées de paraphyses. — Mars-avril. Fructifie assez rarement.

CC. dans les haies, au pied des murs, dans les bois et tous les lieux légèrement frais et ombragés des plaines et des montagnes, sur tous les terrains. Ne s’élève pas dans la région alpestre.

51. Hypnum cirrosum Schwgr. in Schultes Reise auf den Glockner, et Schwgr. Suppl. I, sect. n, p. 214.

Schwægrichen dit de sa plante : « Tige longue de 2 — 3 pouces, décombante, irrégulièrement rameuse; rameaux renflés vers le sommet, aigus à l’extrémité. Feuilles rapprochées, imbriquées, ovales ou oblongues, contractées brusquement et terminées par un mucron flexueux qui égale en longueur la moitié de la feuille, entières, concaves, minces, munies vers les bords de 1 — 2 plis, plus apparents vers le sommet ou nuis, brillantes, d’un jaune d’or, devenant brunes avec l’âge ; la nervure faible, de même couleur, s’arrête au milieu de la feuille ; les cellules du tissu sont allongées. » Le même auteur compare cette plante au Hyp. albicans, pour le port, à part la forme des feuilles. M. Schimper la déclare intermédiaire aux Hyp. Illecebrum et purum ; il dit de plus des feuilles qu’elles sont «... très lisses, obovées-oblongues , courbées en cuiller, très concaves, denticulées sur le contour de la moitié supérieure, munies d’une nervure courte, simple ou bifurquée... » Syn. p. 696. 11 est probable que c’est à cette espèce qu’il faut rapporter le Hypnum cirrhosum Funck, que Lesquereux indique dans son Catalogue « sous les rochers de Chasseron, dans les gazons. » M. l’abbé Ravaud nous a communiqué avec son obligeance ordinaire de beaux échantillons du H. cirrosum, provenant de la Moucherolle, fissures des rochers (Alpes du Dauphiné). Nous en profitons pour ajouter aux descriptions qui précèdent les détails suivants : Tige primaire déprimée, flexueuse, bientôt dénudée.

HYPNUM FUNCKII.

raide, émettant des branches rapprochées, garnies, à leur tour, de rameaux assez courts, fasciculés, renflés, julacés. Touffes denses, étendues, d’un vert doré, brunes, décolorées à l’intérieur. Long, des tiges 6 — 8 centim. Feuilles moyennes des rameaux imbriquées, très concaves, superficiellement plissées, brusquement contractées et terminées par un mucron linéaire filiforme, dressé, flexueux, égalant le tiers ou presque la moitié de la longueur de la feuille, superficiellement denticulées sur le contour du tiers supérieur, planes aux bords, munies d’une nervure mince et verte qui s’avance jusque vers les 3;4 et émet souvent de légers faisceaux à droite et à gauche. Long. 2 millim. (sans le mucron), larg. 1 — 1 1?4 millim. (le limbe n’étant pas étalé). Cellules moyennes linéaires, aiguës, à parois minces, 10 — 15 fois aussi 1. q. 1. Celles de la base sur un petit espace carrées, vertes, formant des oreillettes peu distinctes. Plante stérile.

Hypnum Funckii (Brachythecium Funckii Sch. Syn.

Tige déprimée, garnie de radicules abondantes , émettant des branches simples ou divisées, dressées ou ascendantes, julacèes, subobtuses ; touffes assez denses, bombées, d’un beau vert doré clair. Les feuilles diffèrent de celles de l’espèce précédente par leurs bords entiers, infléchis vers le sommet, par un mucron qui n’égale que le tiers de la feuille, par une nervure plus mince et plus pale , par un tissu plus ferme, formé de cellules linéaires étroites. — Stérile.

Alpes du Dauphiné, au Grand-Veymont (Ravaud). — Alpes de la Carinthie (Schimper).

52. Hypnum Schreberi Willd. Prodr. Flor. ber.; Bryol . eur. t. 620 ; Stirp. n° 43.

Tige rougeâtre , raide, se dénudant à la base, sans radicules, brièvement atténuée, aiguë à l’extrémité, ascendante, allongée (8 — 10 centim.), ordinairement divisée en 2 — 3 branches pennées; rameaux très atténués, denses ou espacés, ascendants, très étalés ou arqués, distiques ou disposés en tous sens. Plante formant des touffes larges et profondes, peu cohérentes, d’un vert jaunâtre brillant à la surface , décolorées à l’intérieur. Feuilles caulinaires rapprochées, imbriquées, largement et brièvement ovales-arrondies, très obtuses au sommet, très peu auriculées à la base , concaves, courbées en cuiller, fortement

1er GENRE : HYPNÜM.

infléchies aux bords vers le sommet, entières , munies de deux nervures minces et courtes et de quelques plis assez faibles ; long. 2 1/4 millim., larg. 1 1/2 millim. Les feuilles supérieures laissent voir au sommet un apiculum très court et obtus; les raméales oblongues, allongées, lisses, paraissant aiguës par suite de l’inflexion des bords. Tissu ferme, scarieux : cellules des oreillettes peu nombreuses et peu distinctes, d’un jaune brun, courtes, anguleuses; les autres linéaires, obtuses, flexueuses, étroites, 10 — 15 fois aussi 1. q. 1. Fol. externes de l’involucre ovales, brièvement acuminées, dressées, étalées; les intimes oblongues, engainantes , finement acuminées, dressées, munies d’une nervure grêle, assez longue; archégones peu nombreux; paraphyses filiformes plus longues. Vaginule allongée, cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre à la base, pâle vers le sommet, flexueux ; long. 20 — 25 millim. Capsule verte, à la fin brune, horizontale, cylindrique, arquée, un peu atténuée à la base , non resserrée sous l’orifice ; long. 2 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, élevé, apiculé. Pas d’anneau. Dents du péristome larges, finement acuminées , pâles , légèrement lamellifères ; lanières internes hyalines, assez larges, très ouvertes sur la carène ; 1 — 2, rarement 3 cils grêles , souvent imparfaits. Fleurs mâles sur une plante distincte , très petites; fol. énerves, entières; les externes orbiculaires , les intimes oblongues , finement acuminées (acumen étalé); 5- — 10 anthéridies courtes ; paraphyses grêles, courtes. — Hiver, nov. -décembre.

C. Partout, sur tous les terrains, dans les bois des plaines et des montagnes.

f f Tiges ou branches principales (innovations) simples ou presque simples, jamais régulièrement pennées. (E. 53—54.)

53. Hypnum trifarium Web. et M. II. Suec .; Bryol. eur. t. 618; Hyp. stramineum b. foliis latioribus Schwgr. Suppl. I, p. 2, p. 212; Stirp. n° 516, var. b.

Tige sans radicules et ne se dénudant pas, dressée , flexueuse, rarement déprimée, très allongée (20 — 30 centim.), robuste , se partageant par innovation en 2 — 3 branches simples ou garnies de 1 — 6 rameaux, dont la plupart avortent, cylindriques , subobtuses à l’extrémité Plante formant des touffes denses, raides, d’un vert brunâtre ou luride à la surface. Feuilles rapprochées , concaves, exactement imbriquées , très largement oblongues , obtuses au sommet (suborbiculaires lorsqu’elles sont étalées), légèrement incurvées et entières aux bords, munies

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