‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 108 sur 634 · Hypnum falcatum Brid. Mantiss. p. 178; Bryol. univ · texte numérisé non relu

Hypnum falcatum Brid. Mantiss. p. 178; Bryol. univ

t. Il, p. 526; Milde Bryol. siles. p. 355; H. commutation

v. falcatum Sch. Bryol. eur. t. 608 b.

Tige robuste, déprim ée-flexueuse, divisée irrégulièrement en plusieurs branches ascendantes, arquées, garnies, vers le milieu, de rameaux plus épais , beaucoup moins nombreux et moins régulièrement disposés que dans l’espèce précédente. Touffes profondes d’un jaune luride ou brunâtres. Feuilles grandes, ovales, insensiblement rétrécies, longuement acuminées, toutes, même celles de l’extrémité des rameaux, fortement arquées, homotropes, concaves, garnies de 4 plis inégaux profonds, d'une nervure épaisse qui s’arrête au-dessous du sommet, entières ou légèrement sinuolées aux bords; long. 2 1/2 — 3 millim., larg. 1 millim. Cellules presque uniformes, linéaires, obtuses, 10 — 12 fois aussi 1. q. 1. ; quelques cellules seulement brunes, courtes, anguleuses, aux angles. Feuilles accessoires beaucoup moins nombreuses, linéaires, subulées. 10— 12 fol. oblongues-lancéolées, acuminées ; les externes étalées par la pointe, les intimes dressées, plissées, nerviées jusque près du sommet, à peu près entières. Pédicelle pourpre, ordinairement flexueu x-géniculé au-dessus de la base; long. 30 millim. Capsule oblique, presque dressée, oblongue, arquée, brièvement atténuée, couleur de brique ; long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-apiculé . Un anneau étroit, formé d’une seule série de cellules. Dents du péristome jaunes-pàles, marginées ; lanières très étroitement ouvertes sur la carène; 1 — 3 cils souvent cohérents, noduleux. — Juillet-août.

Assez répandu dans les marécages, près des petites sources, dans tout le Haut-Jura — Se retrouve également dans toutes les Alpes calcaires.

Observations. On rencontre aussi dans les torrents rapides du Haut-Jura une autre plante, dont voici la description abrégée : Tige robuste, allongée (15 — 20 centim.), déprimée, flottante, se dénudant, hérissée par les nervures persistantes des anciennes feuilles; branches pennées ; rameaux épais, assez longs, étalés- dressés; touffes déprimées vertes ou olivâtres. Feuilles ovales-lancéolées, acuminées, nettement courbées homotropes, moins cependant que dans le H. falcatum, légèrement plissées, superficiellement denticulées à la base et au sommet, munies d’une nervure très épaisse, dilatée, qui se continue jusque près du sommet. Cellules basilaires peu distinctes , ne formant pas d’ oreillettes ; les autres linéaires, environ 10 fois aussi 1. q. 1., subaiguës, renfermant de petits grains de chlorophylle. Feuilles accessoires déformés variées, lancéolées, linéaires, subulées, mais peu apparentes. Nous ne connaissons cette plante

qu’à l’état stérile : c’est la var. g. fluctuons Sch. Bryol. eur. et Syn. du Hyp. commu latum , c’est aussi le H. commutatum v. falcatum des Stirp. vog.-rhen. n° 1416. Peut-être conviendrait-il de distinguer cette plante spécifiquement sous le nom de H. virescens. Lesquereux l’a recueillie dans les ruisseaux près de Fleurier; nous l’avons trouvée à la base du Suchet, au nord.

Hypnum subsulcatum Schimp. Syn. p 698. Plante voisine du H. commutatum, type. Tige grêle, dépourvue de radicules, garnie de feuilles accessoires filiformes; branches pennées; touffes lâches, vertes, passant parfois au brun. Feuilles oblongues-lancéolees , très longuement acuminées, fortement courbées, homotropes, superficiellement denticulées, faiblement plissées, munies d’une nervure qui s’avance au delà du milieu; cellules moyennes linéaires-flexueuses, allongées ; celles des angles carrées, jaunâtres. Hautes-Alpes de la Suisse (Schimper), indiqué dans celles du Dauphiné (Ravaud).

58* Hypnum filicinum Linn. Spec. pl .; Stirp. n° 228;

Bryol. eur. t. 609.

Tige garnie d’un feutre brun et court, finissant par se dénuder en partie à la base, raide, divisée en plusieurs branches pennées ; rameaux rapprochés ou espacés, à peu près distiques, grêles, inégaux, atténués; long, de la tige 6 — 10 centim., des rameaux 10 — 15millim.; touffes déprimées, raides, d’un vert foncé, jaunâtre, ou olivâtre à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles caulinaires rapprochées, étalées, courbées homotropes par la pointe, ovales-triangulaires, acuminées (acumen médiocre, épais), décurrentes, auriculées à la base (oreillettes hyalines, convexes en dessus), munies d’une nervure épaisse, qui s'avance jusqu'au sommet de l'acumen où elle se dilate, planes ou révolutées de la base au milieu, et finement denticulées aux bords sur tout le contour, non plissées ; long. 1 1/2 millim., larg. 1 millim. Tissu : cellules des oreillettes hyalines, grandes, molles, hexagones, tronquées; les autres à parois épaisses, linéaires, obtuses, remplies de chlorophylle, 4 — 6 fois aussi 1. q. 1. Dans l’intervalle des feuilles caulinaires, la tige est garnie de nombreuses feuilles accessoires, très petites, ovales, triangulaires, lancéolées, subulées, parfois dentées, incisées ou laciniées. Rameau fertile radiculeux à la base; environ 15 fol. dressées, imbriquées, oblongues, acuminées, sans plis ou légèrement plissées , denticulées surtout vers le sommet, fortement nerviées jusqu'au sommet; archégones peu nombreux, 3 — 5; paraphyses filiformes, allongées, peu nombreuses. Vaginule oblongue, presque nue. Pédicelle pourpre, dressé, flexueux ; long. 25 — 30 millim. Capsule subhorizontale, arquée, subcylindrique,

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