HYPNUM DILATÀTUM
carène; cils grêles. Espèce stérile dans nos contrées, fertile en Angleterre, longtemps confondue avec le H. palustre. Les rameaux qui garnissent chaque branche principale, au nombre de 4 — 6, se redressent et atteignent d’habitude le même niveau ; ils sont crochus à l’extrémité par suite de la courbure des feuilles ; celles-ci sont superficiellement plissées à l’état humide, et crépues à l’état sec.
C. dans presque tous les ruisseaux sur le granité ; revers occidental des Vosges, depuis la plaine, aux environs de Saint-Dié et de Remiremont, jusqu’au sommet de la chaîne. C’est la plante femelle. — Auvergne, au Mont-Dore (Lamy).
oo. Fleurs monoïques. (E. 78 — 85.)
a. Feuilles subobtuses, aiguës ou brièvement acumine'es, médiocrement courbées homotropes. (E. 78 — 81.)
78, Hypnum dilatatum Wils. Ml. (ex Schimper ); Byp. molle Bryol. eur. non Dicks.; Stirp. nos 730 et 521 (partim).
Tige couchée appliquée, longuement dénudée, noire à la base, émettant des branches ascendantes ou procombantes, garnies de quelques rameaux courts, dressés, gonflés, cylindriques, obtus; long, des tiges 3 — 6 centim. ; touffes déprimées, peu denses et peu étendues, molles ou assez raides, d’un vert clair, ou jaunâtre, ou même d’un brun luride à la surface. Feuilles assez rapprochées, concaves, très étalées , lâchement homotropes, très largement et brièvement ovales, suborbiculaires , rapide ment rétrécies en un apicule large et obtus au sommet, munies d’une nervure bi-trifurquée mince et très courte , plus rarement d’une nervure unique atteignant presque le milieu, presque entières, sinuolées au sommet; long. 1 1/4—1 l/2millim., larg. 1 — 1 1/4 millim. Tissu: cellules linéaires -étroites, obtuses, flexueuses, à parois épaisses, 10 — 30 fois aussi 1. q. 1., les plus longues se trouvant ici à la base près de la nervure ; aux angles on constate quelques cellules courtes , oblongues , à parois épaisses, brunes ou orangées, formant de petites oreillettes convexes. Rameau fertile radicant ; 10 — 15 fol.; les externes largement ovales , aiguës, étalées; les supérieures allongées, oblongues, engainantes, plissées, finement denticulées au sommet, dressées ou légèrement homotropes, faiblement nerviées à la base; archégones 8 — 10; paraphyses plus longues, assez nombreuses. Vaginule oblongue, épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédieelle pourpre, dressé, ferme, peu tordu; long. 10 — 20 millim. Capsule oblique ou subhorizontale, ovale-oblon-
1er GENRE : HYPNUM.
gue, bombée, plus ou moins arquée, rétrécie sous l’orifice, munie d’un petit col à la base; long. 2 mill., larg. 2/3 millim. Opercule convexe-conique, peu élevé , subobtus ou brièvement apiculé. Un anneau large, persistant pendant quelque temps. Dents du péristome jaunes, médiocres; lanières internes à peine ou pas ouvertes sur la carène; 1 — 2 cils noduleux, assez larges. Spores grandes, vertes. Fleurs mâles gemmiformes, obtuses ; 5—6 fol. suborbiculaires-obtuses, concaves-irabriquées, énerves; 10 — 15 anthéridies, assez grandes, oblongues ; quelques paraphyses atténuées, un peu plus longues. — Juinjuillet.
Sur les pierres inonde'es granitiques dans les ruisseaux des montagnes des Vosges (Mougeot) ; presque partout à une altitude de 700 — 800 mètres, jusqu’aux sommets alpestres; descend çà et là dans les vallées; dans la Vologne, au-dessus de Granges; dans le ruisseau de Habaurupt , au-dessus de Plainfaing; dans la Moselotte et le ruisseau de Sapois, près de Vagney (B.). — Alpes du Dauphiné (Ravaud), Mont-Dore et Haute-Vienne (Lamy).