Hypnum riparium Linn. Spec. pl.; Stirp. n
Amblystegium riparium Bryol. eur. t. 570 et 571.
Tige couchée ou déprimée, molle, très peu radiculeuse (radicante sur les bois pourris et émergés) , divisée en plusieurs grandes branches, plus ou moins régulièrement pennées ; rameaux souvent nombreux , rapprochés , déprimés ou procombants. Plante formant des touffes souvent étendues, fréquemment flottantes. Feuilles moyennes ovales ou oblongues-lancéolées , assez longuement rétrécies et finement acuminées, plus ou moins complètement aplanies-distiques , entières, planes aux bords , munies d'une nervure qui disparaît au milieu ou vers les trois quarts; long. 2 — 3 millim., larg. 2/3 — 1 millim. Tissu : cellules à parois minces, remplies de chlorophylle; les basilaires, vers les bords, sur un espace oblong peu distinct, plus grandes, élargies, rectangulaires ou subhexagones ; les autres linéaires hexagones, atténuées, aiguës, 8 — 15 jusqu’à 20 fois aussi 1. q. 1.; celles du sommet généralement plus courtes. Fleurs femelles : environ 10 fol. ; les externes ovales, acuminées, un peu étalées; les moyennes et les supérieures dressées, engainantes, allongées, acuminées, légèrement plissées, entières, toutes nerviées ; la nervure dans les fol. supérieures s’avance jusque dans l’acumen ou s’arrête aux 3/4 ; 6 — 10 archégones; paraphyses grêles, assez courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue ou subcylindrique, garnie à la base de quelques débris de la fleur. Pédicelle rougeâtre, mou, légèrement tordu à droite; long. 10— 20mill. Capsule molle , oblongue , un peu bombée ou subcylindrique , fortement arquée, oblique ou horizontale, munie d’un col distinct à la base, resserrée sous l’orifice à l’état sec; long. 1 1/2 — 2 millim., diam. 1/2 — 3/4 millim. Opercule conique-aigu ou obtus. Un large anneau composé de trois séries de cellules. Péristome pâle : dents jaunâtres, molles, acuminées, peu lamellifères; lanières internes, étroitement ou à peine ouvertes sur la carène; ordinairement 1 — 3 cils, le plus souvent 2, noduleux, parfois rudimentaires ou développés, aussi longs que les lanières voisines. Spores petites, pâles, presque lisses. Fleurs mâles petites, oblongues, sur la même plante; fol. nombreuses (15 — 20), les externes obtuses, énerves, les moyennes nerviées, largement ovales-acuminées , les intimes hyalines, énerves ; anthéridies oblongues, petites, brièvement pédiculées (6 — 15); paraphyses grêles, courtes, peu nombreuses.