HYPNUM RIPARIUM
Les principales formes de cette espèce très variable sont les suivantes :
a. elongatum Schimp. — Tige déprimée , non radiculeuse, allongée, atteignant 15 centim. ; branches principales pennées ; rameaux allongés (10 — 30 millim.), souvent ramuleux, aplanis. Plante formant de vastes tapis, ou des touffes submergées, d’un vert gai ou foncé à la surface , roux ferrugineux à l’intérieur. Feuilles ovales-lancéolées , longuement acuminées, aplaniesdistiques, étalées ; la nervure s’avance jusqu’à la base de l’acumen ; long. 3 millim., larg. 1 millim. Pédicelle allongé, 15 — ■ 26 millim.
Plante croissant dans les mares, les fosse's profonds, les lieux souvent inondés. — Région des plaines et des collines, surtout dans les terrains calcaires,
b. radicans Nob. — Tige couchée, étroitement appliquée et très radiculeuse , assez longue (6 — 8 centim.). Rameaux procombants, courts ; long. 5 — 10 millim. Feuilles aplanies , assez lâches, ovales-lancéolées, acuminées, munies d’une nervure qui s’avance au delà du milieu; long. 1 3/4 — 2 millim., larg. 3/4 m. Pédicelle long, environ 20 millim.
Sur les bois pourrissants d’un canal à Saint-Dié.
c. subsecundum Schimp. — Plange émergée. Tige courte (3—4 centim.) ; branches irrégulièrement pennées. Rameaux très rapprochés, arqués- procombants; long. 15 millim. Touffes d’un vert jaunâtre. Feuilles concaves , lâchement imbriquées dans tous les sens , à peine aplanies , longuement et finement acuminées (nervure disparaissant vers la base de l’acumen), souvent plus ou moins homotropes; long. 2 1/2 millim., larg. 2/3 millim. Pédicelle long, 10 — 15 millim. Capsule brièvement oblongue, légèrement resserrée sous l’orifice. Quand les feuilles ne sont pas homotropes , c’est aussi la var. abbreviatum Schimp.
Plante des lieux émergés , sur des pierres ou des souches souvent hors de l’eau.
d. trichopodium Brid. — Tige très allongée (20 — 30 centim.), déprimée, émettant des innovations redressées, très grêles et très allongées. Touffes d’un vert jaunâtre ou luride à la surface, d’un brun ferrugineux à l’intérieur; branches peu divisées. Rameaux courts. Feuilles très distantes sur les innovations grêles, Içjès étalées ou divariquées, ou arquées ho-
motropes, planes , ovales-acuminées, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’aux 3/4; long. 2 1/4 millim., larg. 1 millim.
Fossés profonds ; en particulier dans les fossés du château ruiné de Niederstinzel,près deFênétrange. — Cette espèce est commune dans toute la plaine lorraine et aussi en Alsace , ainsi que dans les Basses-Vosges. Elle devient rare à mesure qu’on s’avance dans les vallées des Hautes- Vosges, sur les terrains siliceux purs. Cependant le Dr Mougeot la signale encore à Bruyères, et nous l’avons trouvée à Saint-Dié. Lesquereux l’indique comme assez rare dans le Jura : dans le ruisseau de la Côte-aux-Fées. On trouve souvent sur une même touffe des capsules à tous les états de maturation
99. Hypnum polygamum Schimp. Coroll. ; Amblystegium polygamum Bryol. eur. t. 572.
Tige allongée (6 — 12 centim.), robuste , ne se dénudant pas à la base, plus ou moins longuement déprimée , divisée sans ordre. Rameaux nombreux, allongés, redresses-flexueux, plus ou moins ramifiés à leur tour ; ramuscules souvent grêles. Plante formant des touffes molles , lâches, jaunâtres ou lurides, brillantes. Feuilles ovales-lancéolées , insensiblement rétrécies, longuement et finement acuminées, presque planes à la base, canaliculées au sommet, munies d’une nervure mince qui atteint les 3/4, entières, lâchement dressées -étalées en tous sens, étoilées à l’extrémité des rameaux; long. 3 — 3 1/2 millim., larg.
1 millim. Tissu : cellules basilaires externes plus grandes , molles, carrées ou brièvement oblongues, ne formant pas d’oreillettes bien distinctes ; les autres linéaires-flexueuses , atténuées, mais obtuses, 8 — 15 fois aussi 1. q. 1. Floraison monoïque ou synoïque. Dans le cas de fleurs monoïques, rameau fertile, radicant ; 8 — 10 fol. ; les moyennes et les supérieures lancéolées-allongées , finement acuminées, entières, un peu plissées, munies d’une nervure mince, allongée ; 6 — 8 archégones; paraphyses filiformes allongées, assez nombreuses. Vaginule oblongue, garnie des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, flexueux, allongé (30 — 50 millim.). Capsule oblique ou subhorizontale, fortement arquée, sub cylindrique, légèrement bombée, munie à la base d’un petit col peu saillant, à la fin resserrée sous l’orifice; long. 3 millim., diam. 1 millim. Oper- '» cule rouge, conique, aigu ou apiculé. Un anneau composé de trois séries de cellules médiocres. Dents du péristome lancéolées-linéaires, fortement lamellifères ; lanières lancéolées- oblongues, acuminées, étroitement ou à peine ouvertes sur la carène;
2 — 3 cils légèrement noduleux, très longs. Spores petites, vertes. Fleurs mâles : 10 — 15 fol. ; les externes et les intimes énerves, les moyennes faiblement nerviées, ovales-ayuminées, allongées ;