‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 169 sur 634 · Hypnum Blandowiî Web. et Mohr. Tasch.; Thui · texte numérisé non relu

Hypnum Blandowiî Web. et Mohr. Tasch.; Thui

dium Blandowii Bryol. eur. t. 486.

Cette espèce ressemble beaucoup au H. abietinum par son mode de ramification et son aspect. Elle en diffère par les caractères suivants : Taille un peu plus robuste , touffes plus denses, mais plus molles, d’un vert jaunâtre plus pâle. Rameaux plus généralement et plus longuement atténués, souvent stoloniformes. Tissu des feuilles plus lâche, composé de cellules assez grandes, oblongues, plus allongées, garnies aux bords, vers la base, de nombreux filaments confervoïdes très rameux et très développés. Capsule plus renflée , oblongue , subhorizontale, arquée. Lanières du péristome interne à peine ouvertes

1er GENRE : HYPNUM.

sur la carène; 2—3 cils noduleux bien développés, allongés. Plante, du reste, monoïque; les fleurs mâles dans le voisinage des fleurs femelles.

Cette espèce est indiquée par Lesquereux à La Berrée, dans les prairies humides, près de Fleurier. Il est toutefois étrange que Lesquereux donne comme stérile une plante monoïque qui est généralement très fertile. Elle se retrouve en Normandie, dans les marécages et les tourbières de l’Allemagne et des autres régions du nord de l’Europe.

ff. Feuilles médiocrement papilleuses; tige ramifiée sans ordre, chargée de feuilles accessoires plus réduites et moins abondantes. (E. 113 — 114.)

113. Hypnum atrovirens Dicks. ; Stirpes , n° 421 ; Pscudoleskea atrovirens Bryol. eur. t. 477 ; Leskea incurvala Hedw. Sp. Musc.

Tige procombante , lâche, dénudée à la base , très peu radiculeuse , irrégulièrement divisée en plusieurs branches, garnies sans ordre de rameaux grêles , obtus, ascendants ou procombants, flexueux, souvent courbés, légèrement crochus vers l'extrémité. Plante formant des touffes lâches , fragiles à l’état sec, profondes, d’un vert jaunâtre terne à la surface, d’un roux ferrugineux à. la base, assez raides; long. 5 — 7 centim. Feuilles caulinaires étroitement imbriquées à l’état sec , lâches , étalées, légèrement homotropes à l’état humide, largement ovales, brièvement décurrentes, rétrécies en un large acumen lancéoléaigu, entières, munies d’une nervure sillonnée qui s’arrête un peu au-dessous du sommet, étroitement révolutées dans la moitié inférieure, munies aussi de deux plis courts; long. 1 — 1 1/2 millim., larg. 1/2 — 1 millim. Les feuilles des rameaux plus étroites, ovales - oblongues , moins brusquement acuminées. Tissu : cellules assez grandes , presque uniformes, arrondies, opaques, surmontées d’une large papille arrondie ; les basilaires peu distinctes et peu nombreuses, se rapprochant de la forme carrée vers les bords. La tige est garnie, en outre, d’assez nombreuses feuilles accessoires , peu développées , lancéolées, acuminées, triangulaires et subulées. Fleurs femelles très nombreuses; 10 — 12 fol. largement ovales, finement acuminées , imbriquées (acumen un peu étalé) , munies d’une nervure qui s’avance jusque près du sommet; les intimes oblongues, allongées, finement acuminées (acumen superficiellement denticulé), dressées, nerviées, sans plis; 10 — 25 archégones; paraphyses peu nombreuses , assez courtes. Vaginule conique ou subcylindrique, courte, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, un peu tordu vers la droite; long. 10 — 15 millim. Capsule

i 1 3. HYPNUM ATROVIRENS.

horizontale, oblongue , bombée, un peu arquée, à parois épaisses, d’un brun foncé, à peine resserrée sous l’orifice ; long. 1 1 /2 — 1 3/4 millim., diam. 1 ^*2 — 3/4 millim. Opercule convexe-conique , brièvement apiculé. Un anneau très mince. Péristome convexe : dents jaunes-orangées, lancéolées, linéaires, molles, largement marginées, peu lamellifères ; membrane interne peu élevée; lanières lancéolées-linéaires, à peine ouvertes sur la carène; 1 — 2 cils assez larges à la base, de moitié plus courts. Spores petites , d’un vert pâle. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovales, brièvement acuminées, imbriquées , énerves ; anthéridies oblongues , épaisses ; des paraphyses grêles. — Mai-juin.

Assez répandu dans la re'gion montagneuse supe'rieure et la région alpestre, au-dessus de 1100 m. dans les Vosges, et de 1200 à 1300 m. dans le Jura, sur les blocs, les quartiers de rochers un peu ombragés et les troncs d’arbres (érables et petits hêtres rabougris) : Hohneck, les Ballons, Rotabac (Mougeot), Chasseron , Roche-Bulon, etc. (Lesquereux) ; Dôle , Mont-d’Or, Suchet (B.). — Alpes de la Savoie (Puget , Paris) , du Dauphiné (Ravaud) ; Pyrénées ; Cévennes : Aude (Roumeg.).

Observation. La plante du Jura, qui croît ordinairement sur des troncs d’arbres, nous a paru, en général, plus grêle; les rameaux sont plus atténués , ies feuilles plus petites, et, d’autre part, la capsule est plus courte, plus bombée que dans la plante des Hautes- Vosges, qui croît fréquemment sur des rochers siliceux frais.

Page 1