Hypnum catenulatum Brid. Bryol. univ. t. II, p
Stirp. n° 1220; Pseudoleskea catenulata Bryol. eur. t. 478.
Tige allongée (4 — 6 centim.), couchée, fixée par de nombreuses radicules , divisée successivement en plusieurs branches peu divergentes, émettant des rameaux nombreux, dressés ou procombants, généralement simples, obtus, courts , très grêles. Plante formant des tapis étendus, déprimés, très fournis , d'un vert foncé terne , passant fréqüemment au brun ferrugineux. Feuilles étroitement imbriquées , ce qui rend les rameaux juincés à l’état sec, un peu plus lâches à l’état humide, rapprochées, petites , ovales-lancéolées , concaves, brièvement décurrentes, subobtuses, entières, munies d’une nervure qui disparaît vers les 3/4, au delà du milieu dans tous les cas, un peu relevées aux bords vers la base , ce qui forme deux plis peu profonds; long. 2/3 millim., larg. 1/3 millim. Les feuilles caulinaires sont plus largement ovales. Tissu : cellules petites, arrondies, légèrement oblongues au milieu de la feuille près de la nervure, 1 1/2 — 2 fois aussi 1. q. 1., opaques, remplies de chlorophylle, à parois
1er GENRE : HYPNUM.
épaisses, un peu saillantes , ce qui les fait paraître papilleuses ; celles des angles à la base sont peu distinctes. Fleurs femelles très nombreuses sur la tige et les rameaux ; fol. 10 — 12, ovaleslancéolées, acuminées, brièvement nerviées, sans plis, dressées, imbriquées ; 10 — 15 archégones; paraphyses courtes, atténuées. Fleurs mâles sur une plante distincte , bien que Bridel déclare cette espèce monoïque, très nombreuses sur les tiges qui les portent et qu’elles rendent comme noduleuses, petites, blanchâtres; 6 — 8 fol.; les externes petites, nerviées; les intimes largement ovales, subaiguës, imbriquées, énerves, ou munies d'une nervure très courte; 8 — 10 anthéridies brièvement oblongues ; paraphyses légèrement renflées, un peu plus longues. <s Pédicelle tordu à droite. Capsule étroite, oblongue, très oblique, arquée. Opercule conique, surmonté d’un assez long bec. Un anneau. Membrane interne du péristome peu élevée ; lanières entières (légèrement ouvertes d’après C. Müller) ; 1 — 2 cils grêles, plus courts que les lanières. » D’après les dessins du Bryol. europæa. — Très rarement fertile.
« Sur les pierres dans les forêts du Haut-Jura , sans fructification (Lesquereux). » Nous l’avons constate, surtout sur les pierres des murs au bord des forêts et des propriétés, dans les lieux ombrage's , sous les arbres feuillus; presque partout à une altitude de 1200 à 1400 m. : Colombier, Dole, Mont-d’Or, Suchet; dans les Hautes-Vosges, au-dessus de Metzeral, au pied du Hohneck (Schimp.). — Espèce re'pandue dans toutes les Alpes calcaires; Alpes du Dauphiné et de la Savoie (Ravaud, Puget); Pyrénées (Spr. Jeanb ).
B. Deux nervures minces et courtes n’atteignant qu’à peine le milieu des feuilles* (Espèces 115 — 116.)