‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 186 sur 634 · LESKEA SUBTILIS · texte numérisé non relu

LESKEA SUBTILIS

Haut- Jura (Lesquereux) . Cette espèce croît sur les e'corces à la base des troncs d’arbres feuillus, hêtres, e'rables, charmes, etc. — Savoie (Paris, Puget) ; Cévennes, Montagne-Noire ; environs de Paris, etc.

Leskea Sprucei Bruch, Ml; Amblystegium Sprucei Bryol.

europ.

Dioïque. Tige très grêle, divisée sans ordre. Rameaux ascendants. Feuilles espacées, dressées-étalées, ovales et oblongues-lancéolées, entières, énerves. Fol. de l’involucre fortement dentées. Capsule très petite, dressée ou à peine inclinée, ovale, à la fin obovée par la dilatation de l’orifice. Opercule apiculé. Dents du péristome étroites; membrane interne peu élevée; pas de cils. Fleurs mâles sans paraphyses.

Hab. Rochers ombrage's et humides. — Indique' à la monte'e du Mont- Cenis (B. R. D .) ; en Angleterre, dans les Alpes de la Norwége, dans le Harz, la Franconie, les Alpes de la Suisse et de la Corinthie;

Iieskea latebricola Wils, Bryol. brit. p 329; Plagiothecium latebricola Bryol . eur. — Espèce aussi très délicate, dioique. Tige ascendante, radiculeuse, divisée sans ordre; feuilles iâches, aplanies, dressées, lancéolées-acuminées , entières, lisses, à peu près énerves. Tissu lâche Fol. intimes de l’involucre engainantes, sans plis, entières. Vaginule nue. Capsule dressée, obovée, dilatée à l’orifice Opercule élevé. Dents du péristome libres à la base , allongées. Membrane interne peu élevée; lanières linéaires-subulées ; cils rudimentaires — De préférence sur les vieilles souches du Polystichum Filix-Mas et sur les troncs pourrissants dans les marais. — AVestphalie, Thuringe, Angleterre.

4e Genre : Homalia Br. et Schimp. Bryol. eur.

Capsule dressée, oblongue , symétrique. Opercule surmonté d’un bec oblique. Un anneau. Dents du péristome lancéoléeslinéaires, peu lamellifères. Membrane interne atteignant le tiers des dents ; lanières linéaires, allongées ; cils nuis ou rudimentaires. Genre caractérisé surtout par ses feuilles aplanics-distiques , cultriformes ou lingulées, lisses. Par son système végétatif, il se rapproche des Neckera ; le développement du péristome le ramène vers les Leskea et presque vers les Hypnum.

130. Homalia trichomanoides Bruch et Schimp. Bryol. eur. t. 446 ; Hypnum trichomanoides Schreb. ; Leskea tri chomanoides Hedw.; Stirp. n° 139.

Tige stoloniforme, radiculeuse, garnie de petites feuilles espacées, disposées également en tous sens, émettant des branches

4e GENRE : HOMALIA.

dressées-arquées ou procombantes, garnies, dans un même plan, de $ — 4 rameaux étalés; les extrémités en contact avec le sol s’enracinent et sont le point de départ des innovations ; long. 2 — 4 centim.; touffes déprimées, enlacées, souvent compactes, d’un vert clair ou foncé. Feuilles largement oblongues-ellip tiques, convexes -cultriformes par le bord supérieur, un peu repliées en dessous par l’inflexion du bord inférieur, brièvement apiculées , très finement denliculées sur tout le contour (dents plus grandes et plus rapprochées vers le sommet), munies d’une nervure mince qui disparaît aux 2; 3 de la feuille; long. 2 mill., larg. 1 millim.; cellules moyennes linéaires, flexueuses, atténuées, 8 — 10 fois aussi 1. q. 1. ; vers les bords et au sommet, elles sont plus courtes, rhomboïdales. Fol. de Finvolucre, 6—8; les externes ovales-aiguës, les intimes oblongues, engainantes, acuminées (acumen étalé), énerves; 5 — 6 archégones; quelques paraphyses allongées. Vaginule cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle ronge, à la fin tordu à droite ; long. 15 m. Capsule oblongue-subcylindrique, molle, à la fin légèrement resserrée sous l’orifice; long. 1 3/4 — 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe-élevé, terminé par un bec fin, oblique. Un anneau étroit. Lanières du péristome interne linéaires, plus longues que les dents, peu ou nullement ouvertes sur la carène ; cils nuis ou rudimentaires. Fleurs mâles sur la même plante ; fol. ovales-acuminées, concaves, imbriquées, énerves; environ 15 anthéridies oblongues; paraphyses plus longues. — Oct.novembre.

Au pied des arbres, sur les pierres, dans les haies, les bois escarpés, les chemins creux et frais, près des ruisseaux encaissés et ombragés. Répandu à peu près partout dans la région de la plaine et des montagnes inférieures, sur tous les terrains. Lesquereux l’indique comme assez rare dans le Jura (?). Il est commun sur le calcaire jurassique de la Lorraine (Godron) et aussi dans les Basses-Vosges.

5e Genre : Climacium Web. et M.

Capsule symétrique, oblongue, dressée, solide. Pas d’anneau. Coiffe descendant jusqu’à la base de la capsule. Péristome solide très développé, coloré; dents lancéolées-linéaires , acuminées, à lamelles internes médiocres, mais très rapprochées, fortement incurvées par la sécheresse ; membrane basilaire distincte, mais très peu élevée ne dépassant pas le 1/4 de la hauteur des dents; lanières lancéolées-linéaires, solides, aussi longues que les dents, percées dans toute leur longueur de grandes ouvertures , qui finissent par devenir confluentes. Plantes remarquables, stoloniforraes, émettant des branches dressées, longuement simples, dendroïdes. Feuilles disposées en tous sens autour de l’axe, non aplanies.

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