CLIMACIUM DENDR01DES
131. Climacium dendroides Web. et M.; Bryol. eur. t. 437; Stirp. , n° 138; Schullz , Flor. Gall. et Germ. exsicc. n° 978; Leskea dendroides Hedw. Spec. Musc.
Tige souterraine, stoloni forme, garnie d’un feutre radiculaire brun, très épais; après un trajet plus ou moins long, elle sort de terre sous la forme d’une pousse vigoureuse, simple, dressée, couverte de feuilles imbriquées ; arrivée à une hauteur de 2 — 3 centim., l’innovation se divise en un plus ou moins grand nombre de rameaux fasciculés, longs, atténués ou obtus, droits ou flexueux, dressés, étalés, ou plus ou moins arqués, l’ensemble offrant un aspect dendroïde très remarquable, d’un vert plus ou moins foncé, ou jaunâtre brillant. Les stolons naissent soit de l’extrémité enracinée d’un rameau mis en contact avec le sol , soit de la base d’une ancienne tige dressée , soit sur un autre stolon. Feuilles de la tige dressées, d’un vert pâle, très grandes, largement ovales-oblongues, presque complètement amplexicaules, exactement imbriquées, légèrement plissées, munies de larges oreillettes à la base , entières et infléchies aux bords , cochléariformes au sommet, qui est arrondi et terminé brusquement par un apicule fin, munies d’une nervure qui disparaît un peu au-dessous du sommet. Tissu ferme ; cellules linéaires , flexueuses, atténuées, 10 — 15 fois aussi 1. q. 1. ; celles des oreillettes hexagones-arrondies, d’un brun ferrugineux. Feuilles moyennes des rameaux lancéolées-oblongues, concaves, dressées, légèrement étalées par l’humidité, rapprochées, plissées (4 — 5 plis irréguliers), munies d’une nervure assez faible qui s’avance jusqu’au sommet ou très près , en partie infléchies aux bords vers le milieu, finement denticulées à la base, simplement sinuolées plus haut jusqu’au quart supérieur, qui est garni sur tout le contour de très fortes dents aiguës ; sommet obtus, légèrement tordu; long. 3 millim., larg. 3?4 — 1 millim.; cellules basilaires hexagones, un peu plus grandes, peu nombreuses ; les autres linéaires-hexagones, atténuées, aiguës, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1.; les feuilles supérieures des rameaux sont étroites, lancéolées-aiguës. Fleurs femelles naissant en grand nombre sur la tige au-dessus du point de ramification ; involucre très allongé ; fol. nombreuses (18 — 25), imbriquées, dressées, étalées; les moyennes oblongues, acuminées; les supérieures engainantes , acuminées, entières, munies ordinairement sur le dos d’une bande verte et d’une nervure mince, variable, courte ou dépassant le milieu. 15 — 20 archégones; paraphyses peu nombreuses. Yaginule allongée. Pédicelle d’un pourpre obscur, fortement tordu à gauche, dressé, flexueux, de longueur variable (15 — 40 millim.). Capsule oblongue, subcylindriquc , à parois fermes.
6® GENRE : CYLINDROTHECIUM.
d’un brun obscur; long. 2 1?2— 3 millira., diam. 1 millim. Opercule conique, élevé, surmonté d’un bec médiocre, droit ou oblique, retenu en l’air longtemps après qu’il s’est détaché de la capsule, par son adhérence au sommet de la columelle , qui est épaisse et élevée. Péristome conique , élevé ; dents d’un brun pourpre ; lanières internes orangées ; cils nuis ou tout à fait rudimentaires. Spores vertes, assez grosses. Plante mâle distincte, rare, plus courte, trapue. Fleurs mâles capituliformes; fol. nombreuses , les externes orbiculaires , concaves , obtuses ; les moyennes largement ovales, brièvement acuminées ; les intimes oblongues-acurainées, dressées, presque toutes faiblement nerviées ; 20 — 30 anthéridies grosses,- oblongues ; paraphyses brunes, un peu jplus longues, obtuses. — Janvier-février-mars. Rarement fertile.
CC. partout, depuis la plaine jusqu’au sommet des montagnes, dans les prés humides et négligés, au pied des murs; dans le Haut-Jura, on le trouve fréquemment dans les tourbières.
Observation. Indépendamment du feutre radiculaire, on trouve sur les jeunes pousses, entre les feuilles, une multitude de filaments articulés qui ressemblent à des paraphyses.
2e Tribu : Neckérées.
Capsule longuement pédicellée ou subsessile, symétrique, dressée ou inclinée par la courbure du pédicelle. Péristome peu développé, en général pâle et mou, souvent fugace; dents géniculées-incurvées à l’état sec. Membrane basilaire nulle ou rudimentaire ; 1 6 cils ou lanières étroites composent tout le péristome interne ; il fait même entièrement défaut dans le genre Leucodon. Système végétatif très variable.
6e Genre : Cylmdrothecium Sch. Br. Bryol. eur. ( ampliatum ).
Péristome : membrane basilaire tout à fait nulle; lanières allongées, atteignant la hauteur des dents externes. Coiffe grande, descendant souvent jusqu’à la base de la capsule. Pédicelle allongé, droit. Feuilles lisses (sans rides, ni papilles), énerves. Plantes des lieux secs ou simplement frais.