‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 188 sur 634 · CYLINDROTHECIUM CLÀDORRHIZANS · texte numérisé non relu

CYLINDROTHECIUM CLÀDORRHIZANS

ment pennée; rameaux disposés dans un même plan, inégaux, les plus robustes divisés, à leur tour, de la même manière , brièvement atténués, aigus; long, de la tige 6 — 8 centim.; touffes déprimées, denses, d’un beau vert clair ou jaunâtre. Feuilles rapprochées, aplanies (dé manière à faire paraître les tiges et les rameaux comprimés ), mollement imbriquées, concaves, oblongues-elliptiques, auriculées, non décurrentes, brusquement apiculées (apicule aigu, souvent réfracté ), planes ou légèrement incurvées, entières, légèrement denticulées au sommet; à peine quelques traces de nervure; long. 2 1 fl millim., larg. 1 millim.; cellules des oreillettes sur un espace ovale-dilaté, grandes, carrées, vertes ; les autres linéaires-aiguës, très allongées, 15 — 30 fois aussi 1. q. 1. Fleurs femelles : fol. 6 — 8; les 3 — 4 intimes allongées, engainantes, acuminées, légèrement denticulées au sommet, laissant voir des traces de 2 nervures minces ; archégones 6 — 8 ; paraphyses allongées. Yaginule subcylindrique, allongée, garnie des débris de la fleur. Pédicelle dressé-flexueux, pourpre, tordu à gauche au sommet; long. 15 millim. Capsule subcylindrique, lisse, couleur de brique ; long. 2 — 3 millim., diam. 2/3 millim. Opercule conique, élevé, obtus. Un anneau assez élevé. Dents du pénstome pourpres, courtes, linéaires, tout à fait libres à la base, plus ou moins percées sur la ligne médiane; lanières linéaires, carénées, aussi longues que les dents, plus étroites, entières sur la carène. Spores pâles. Coiffe pâle, descendant jusqu’à la base de la capsule. Fructification très riche. Fleurs mâles sur la même plante, très abondantes, ovales-subglobuleuses ; 8 — 15 fol. ovales-suborbiculaires , brièvement acuminées, très concaves-imbriquées , énerves; 15 — 25 anthéridies grandes, oblongues; paraphyses filiformes, plus longues. — Pendant l’hiver.

RR. Sur les pierres, les murs, dans les lieux ombrages, surtout dans les ruines des vieux châteaux : au Hohlandsberg (Blind), près de Colmar; au val de Moutiers, sur les rochers : bois de Raisse, près de Fleurier (Lesquereux) , dans le Jura. — Yar : Le Luc (Hanry), Aude (Roumeguère), à l’est du lac de Genève (Schimper), Forêt-Noire.

133. Cyliadrothecium concinnum Schimp. Syn. p. 515; Cyl. Montagnei Bryol. eur. t. 465; Stirp. n° 1229; Hyp num concinnum De Not. Mantiss. n° 18; H. orthocarpon La Pyl. in Brid. Bryol. univ.; H. paradoxum Mont, in Lesquer. Catal . ; H. insidiosum Mont. Syll.

Développement végétatif comme dans le Hypnum Schreberi. Les différences sont très faibles. La tige ici est pâle et non rouge ; en général moins allongée, moins longuement dénudée à la base ; la forme, la disposition et le tissu des feuilles sont les mêmes;

6* GENRE : CYLINDROTHECIUM.

ici les feuilles sont un peu moins larges relativement, elles sont à peine ou nullement plissées ; les cellules des oreillettes sont ici plus petites, carrées, arrondies, vertes et non orangées; du reste, le bord de la feuille est révoluté de la même manière le long des oreillettes ; les traces de nervures sont les mêmes ; les feuilles à l'extrémité des rameaux sont plus fortement involutées , de manière à former une pointe presque aiguë ; elles sont moins lâches que dans le H. Schreberi. Les différences essentielles se trouvent dans les organes de fructification. « Fol. de l’involucre nombreuses; les externes ovales-imbriquées, rétrécies, largement acuminées et étalées ; les supérieures engainantes, allongées, finement acuminées, dressées. Yaginule chargée des débris de la fleur ; paraphyses médiocres, nombreuses. Pédicelle dressé. Capsule cylindrique , légèrement oblongue, allongée, dressée. Opercule convexe-conique, obtus. Coiffe allongée, descendant jusqu’à la base de la capsule. Un anneau étroit. Dents du péristome linéaires, libres jusqu’à la base, percées d’ouvertures étroites le long de la ligne médiane, striées transversalement dans la moitié inférieure , lisses plus haut ; lanières internes ouvertes sur presque toute la carène. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovales obtusément acuminées, énerves; anthéridies grandes, renflées, accompagnées de paraphyses un peu plus longues, épaissies, obtuses. » — Automne. Capsules très rares. — D'après les dessins du Bryol. europœa.

« Sur la terre et les pierres dans les lieux arides du Jura et de l’Alsace ( Stirp . voges. n° 1229). » « Commun sur les rochers calcaires du Jura, toujours stérile (Lesquereux) fertile cependant sur un vieux mur près des sources de la Reuse , non loin de Neufchâtel (Schimper); prairies sur le muschelkalk à Sarrebrück (Winter) ; collines calcaires à Fénétrange, à Saint-Gorgon , près de Rambervillers, et sans doute ailleurs, confondu avec les Hypnum Schreberi et purum (B.). — Alpes du Dauphiné (Ravaud), Pyrénées (Jeanbernat), Aude (Roumeguère), Saint-Germain, près de Paris, fertile (La Pylaie).

134. Cylindrothecium repens N. B oui. ; Pterygynandrum repens Brid. Mantiss. Musc.; Pterogoniumrepens Schwœgr.; Stirp . n° 816; Platygyrium repens Bryol. eur. t. 458.

Tige médiocre, couchée, radiculeuse, divisée en plusieurs branches pennées; rameaux ascendants ou arqués, incurvés, courts, rapprochés; long. 2 — 3 centim. ; gazons peu étendus, d’un vert jaunâtre brillant. Feuilles moyennes rapprochées , dressées-imbriquées, un peu plus lâches à l’état humide , lan céolées-oblongues, finement acuminées, concaves, légèrement incurvées aux bords? entières f très légèrement yer$ le

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