‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 19 sur 634 · GERMINATION DES SPORES · texte numérisé non relu

GERMINATION DES SPORES

En effet, dès que les rameaux produits par innovation, ou les pousses stoloniformes, se sont fixés au support par des radicules, ils commencent à vivre d’une vie propre qui finit bientôt par devenir tout à fait indépendante.

Les renflements tuberculeux que présentent les racines d'un certain nombre de mousses, particulièrement dans les tribus des Grimmiées et des Mniées , sont aussi le point de départ de bourgeons qui reproduisent ces espèces ; de semblables bourgeons naissent également de la base des tiges, au milieu du feutre radiculaire, dans une foule d’espèces de ces mêmes tribus et d’autres encore. Les radicules des Ephemerum, des Pogonatum nanum et aloides, du Schislostega, se redressent par leur extrémité et, sortant de terre, reproduisent un feutre tout à fait semblable au prothalle et que, pour cette raison, M. Schimper appelle prothalle radiculaire. Ce feutre sert, avec la même facilité, à la reproduction de l’espèce que le prothalle proembryonnaire né des spores.

Un autre mode de reproduction s’opère au moyen de granulations qui naissent sur diverses parties des feuilles ou des tiges. Ces granulations sont groupées et terminales dans V Aulacomnium androgynum et le Tetraphis pellucida ; elles naissent à l’aisselle des feuilles dans le Bryum annotinum. On constate plus fréquemment encore, sur l’une ou l’autre face des feuilles de plusieurs mousses, la production de corpuscules oblongs ou subcylindriques obtus, cloisonnés transversalement, jaunes ou bruus, lisses, isolés ou groupés. Ces opuscules germent au contact de l’humidité et émettent des filaments proembryonnaires.

Voici la liste des espèces sur lesquelles nous avons constaté des productions de ce genre :

Hypnum delicatulum Zygodon viridissimus Grimmia torquata — Schultzii Orthotrichum Lyellii

Orthotrichum Braunii

— Schimperi

— obtusifol'um

— leiocarpum

— patens

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