ANACAMPTODON SPLACHNOIDES
oblongue. Péristome simple ou double ; dents planes, dépourvues de lamelles, ordinairement renversées à l’état sec, au nombre de 16 ou de 8 par association, deux à deux; membrane basilaire interne nulle ou peu élevée, laciniée, ou 16 lanières en forme de cils filiformes. Tiges déprimées; feuilles vertes, lisses, disposées en tous sens, énerves ou munies d’une nervure courte, parfois ciliées-frangées aux bords.
12e Genre : Anacamptodon Brid. Mantiss.
Péristome : 16 dents renversées à l’état sec; 16 cils filiformes au péristome interne; pas de membrane basilaire. Feuilles entières, brièvement nerviées.
144. Anacamptodon splachnoides Brid. loc. cit Bryol. europ. t. 453; Orthotrichum splachnoides Frœlich ; Fabronia splachnoides C. Müll.
c< Tige grêle, radicante, flexueuse, garnie de petites feuilles lancéolées espacées, émettant des rameaux assez courts, dressés; touffes déprimées d’un vert foncé. Feuilles moyennes des rameaux ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées, acuminées, un peu concaves, très étalées à l’état humide, rapprochées, imbriquées à l’état sec, planes aux bords, munies d'une nervure qui s’avance jusqu’aux deux tiers. Tissu : quelques cellules basilaires carrées, hyalines ; les autres oblongues, rhombées, 2—3 fois aussi 1. q. 1., remplies de chlorophylle. Fleurs femelles; 6 — 8 fol. dressées, imbriquées ; les inférieures courtes, ovales, aiguës; les supérieures oblongues, à demi engainantes, nerviées, non plissées, entières; 8 — 10 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule oblongue-courte, chargée des débris de la fleur. Pédicelle tordu à gauche, droit. Capsule brièvement oblongue, obovée après la chute de l’opercule. Opercule convexeconique, aigu ou terminé par un petit bec oblique. Péristome décrit plus haut ; dents aiguës, géminées, à articulations espacées. Coiffe lisse, nue, ne descendant qu’au tiers dç la capsule. Fleurs mâles sur la même plante ; fol. peu nombreuses , ovalesaiguës, énerves ; anthéridies courtes, oblongues ; des paraphyses grêles, plus longues. — Juin. »
Description faite d’après le Bryol. europœa.
RR. M. Sichmper indique cette espèce dans les Vosges, sans de'signer de localité'; le Dr Mougeot ( Stat . vosg.) la signale à Offweiler, dansles fiasses- Vosges. Elle se rencontre dans les cavite's fraîches qui se forment
GENRE FABRONIA.
par la pourriture du bois , sur les troncs de hêtres après l’amputation des grosses branches. Il est possible que cette plante curieuse se retrouve dans nos forêts de hêtres, soit de la plaine lorraine, soit dans les montagnes des Vosges. — Pyréne'es : Port de Vénasque (Jeanbernat) ; plusieurs localités en Allemagne.
Genre Fabronia Radd.
Plantes très grêles, vertes. Feuilles molles, ciliées-frangées aux bords. Fleurs monoïques. Péristome simple : dents sans lamelles, incurvées à l’état humide, plus ou moins renversées à l’état sec.
Fabronia pusilla Schwœgr. Suppl.; Stirp. n° 1027.
Feuilles oblongues-lancéolées, acuminées, plus ou moins longuement ciliées, énerves ou à peu près. Capsule subglobuleuse. Péristome : 16 dents souvent ouvertes sur la ligne médiane, renversées à l’état sec.
AC. sur les troncs d’arbres de la région méditerranéenne. — Var : Pierrefeu (De Mercey); Alpes-Maritimes : Monaco (Husnot); remonte dans les Cévennes jusqu’à Montbrison (Prost, Roumeguère, Peyron), à Genève (Reuter); en Dauphiné : Romans (Clément).
Fabronia octoblepharis Schwœgr. Suppl. I.
Feuilles garnies de grandes dents, mais non ciliées, munies d’une nervure s'avançant jusqu’au milieu. Capsule obovée, munie d’un col distinct. Péristome : 8 dents géminées, imparfaitement renversées à l'état sec.
Rochers et murs de la région méditerranéenne : Var, aux Maurettes (De Mercey) ; du reste, en Italie, en Espagne.
Genre Habrodon Sch. Syn.
Feuilles entières, molles. Fleurs dioïques. Vaginule nue. Capsule oblongue. Péristome double : dents naissant au-dessous de l’orifice de la capsule, lancéolées-allongées, étalées à l’état humide, incurvées par la sécheresse, marquées d’une ligne dorsale en zigzag ; une membrane interne distincte, lacérée.