PTERYGOPHYLLUM LÜCENS
Habrodon Notarisii Sch. Syn.
Touffes vertes; tige rampante; rameaux dressés, courts; feuilles renversées à l’état humide, énerves.
Troncs d’arbres, surtout d’oliviers, de la région méditerranéenne : Var, à Pierrefeu (De Nurcey), Alpes-Maritimes, Monaco (Husnot), Aude (Roumeguère);
f f. Coiffe camp anulée- conique.
4e Tribu : Ptérygopliyllées*
Organes de fructification, comme dans le genre Hypnurn , à part la coiffe. Plantes d’un tissu délicat; feuilles aplanies, molles.
13e Genre : Pterygophyllum Brid. Mantiss. p. 149.
Coiffe brièvement laciniée à la base, plus rarement entière. Feuilles d’un beau vert délicat, largement ovales, énerves, entières. Plantes croissant dans les lieux humides.
145. Pterygophyllum lucens Brid. Bryol. univ. t. II, p. 343; Bryol. eur. t. 448; Billot, exsicc. cont. n° 3984'; Hookeria lucens Sm.; Schullz, Fl. G. et G. exsicc. n° 1582; Hypnurn lucens L.; Stirp. n° 40.
Tige molle, d’un vert pâle, décombante, puis redressée, se fixant par des radicules pâles , peu divisée, dichotome; branches ou rameaux obtus, effilés et radicants au contact du support; long. 5 — lOcentim. ; touffes lâches, déprimées, peu fournies, d’un beau vert délicat. Feuilles moyennes exactement aplanies , ovales-oblongues, obtuses , plus ou moins arrondies au sommet; long. 5 millim., larg. 3 millim. Tissu délicat, très élégant : cellules uniformes, très grandes, à parois minces, renfermant des grains nets de chlorophylle, hexagones-tronqués, 3 fois aussi 1. q. 1. Involucre radicant; fol. peu nombreuses, oblongues-lancéolées, petites, aiguës, concaves, dressées, entières, terminées par une grande cellule distincte; archégones, 8 — 10, gros ; paraphyses allongées, peu nombreuses. Yaginule renflée,
14e GENRE : FONTINALIS.
bulbiforme. Pédicelle d’un pourpre foncé, dressé, flexueux, épais, succulent; long. 20 — 30 millim. Capsule horizontale, oblongue, régulière, rétrécie aux deux extrémités, d’un pourpre noir, lisse; long. 2 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule petit, convexe-conique, élevé, rétréci en un bec fin, oblique. Coiffe conique-aeuminée, renflée à la base, irrégulièrement et brièvement lobulée, ne couvrant guère que l’opercule. Dents du péristome lancéolées-acuminées, rougeâtres à la base, légèrement lamellifères et denticulées ; membrane interne dépassant le tiers de la hauteur des dents ; lanières aussi longues que les dents, linéaires, percées d’ouvertures étroites sur presque toute la carène; 1 — 2 cils rudimentaires ou même nuis. Fleurs mâles sur la même plante; fol. ovales, obtusément apiculées, entières, énerves, concaves, imbriquées; 4—5 anthéridies, renflées, courtes ; paraphyses nombreuses, molles, terminées par un dernier article allongé, renflé. — Février-mars.
Répandu dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et le grès vosgien, dans les forêts, au bord des petits ruisseaux, dans les cavités humides ombragées, depuis les collines inférieures jusqu’aux montagnes élevées; assez généralement fertile. N’est pas indiqué dans le Jura, ni sur le calcalcaire jurassique lorrain. — Disséminé dans presque toutes les montagnes de France.
Genre Hookeria Tayl.
Feuilles marginées, dentées, munies de deux nervures, d’un tissu plus ferme. Dents du péristome présentant des articulations très rapprochées ; lanières internes entières.
Hookeria late-virens Hook. et Tayl.
Indiqué par M. Roumeguère dans le département de l’Aude : lieux ombragés, le long des ruisseaux et dans les crevasses des rochers ; quelques touffes, à la Grasse.
9e Tribu : Fontinaléeg.
Capsule symétrique, subsessile (dans les espèces de nos régions), ou pédicellée. Péristome toujours double dans nos espèces ; 16 dents linéaires, allongées, lamellifères ; 16 lanières internes filiformes ou réunies par des pièces transversales. Plantes flottant dans les eaux courantes.