‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 267 sur 634 · Bartramia calcarea Br. Sch. Bryol. eur. t. 325; Stirp · texte numérisé non relu

Bartramia calcarea Br. Sch. Bryol. eur. t. 325; Stirp

n° 1118; Schultz, Fl. Gall. et Germ. exsicc. n® 1591; Philonotis calcarea Sch. Corollar.

Tige dressée ou ascendante, allongée (6-10 centim.) ; rameaux nombreux, fasciculés, inégaux; touffes larges et profondes; d’un vert jaunâtre clair à la surface, brunes à l’intérieur, envahies jusqu’au sommet par un feutre radiculaire fourni. Feuilles rapprochées, courbées, homolropes , ovales, puis rétrécies, longuement acuminées, munies d’une forte nervure qui atteint le sommet, un peu révolutées vers la base, finement denticulées sur le contour de la moitié supérieur e, légèrement plissées ; long. 2 3{4 millim., larg. 3j4 millim. ; cellules basilaires grandes, hyalines, subrectangulaires, 5 — 6 fois aussi 1. q. 1., les autres linéaires allongées, obtuses aux extrémités, flexueuses. Fol. de l’involucre oblongues , acuminées, dressées, très peu dentieulées , nerviées, plissées; 10 — 15 archégones allongés; paraphyses filiformes , assez nombreuses. Yaginule cylindrique. Pédicelle allongé (35 — 45 millim. ), flexueux, pourpre. Capsule globuleuse , devenant ovale-arquée , fortement cannelée par la sécheresse ; diam. 2 — 4 millim. ; lanières du péristome interne fendues jusque près de la base; 2 — 3 cils noduleux et papilleux, développés. Fleurs mâles sur une plante distincte , discoïdes ; fol. très dilatées , concaves, imbriquées à la base, puis brusquement rétrécies, triangulaires, allongées, très aiguës, étalées, munies d’une nervure très distincte , qui atteint le sommet, nettement dentées ; anthéridies oblongues , extrêmement nombreuses ; paraphyses aussi très abondantes, renflées au-dessus du milieu, puis rétrécies à l’extrémité. — Juin-Juillet.

Près des sources , des petits ruisseaux, sur les terrains calcaires ; re'pandu dans tout le Jura ; ça et là sur le calcaire jurassique lorrain, aux environs de Neufchàteau et sans doute aussi de Nancy et de Metz; près de Saint-Dié, sur la dolomie du grès rouge à Robache (B.) ; sur le muschelkalk, près de Deux-Ponts (Bruch), Büeskastel, Sarrebrück, Sarreguemines, Rohrbach (F. Schultz). — Dans les Alpes calcaires ; dans le Tarn : gorge de Durfort (M.-D, J.); Mont-Dore (Lamy). — Espèce calcicole.

209. Bartramia fontana Brid. Mantiss. p. 116; Bryol. eur. t. 324; Stirp. n° 36; Schultz, Fl. Gall. et Germ. exsicc ,

22e GENRE : BARTRAM1A.

n° 1590; Mnium fontanum Linn. Spec. pl.; Philonotis

fontana Brid. Bryol. ; Sch. Syn.

Tige dressée, allongée (6—10 centim.) moins robuste que dans l’espèce précédente ; innovations dressées (6 — 7), inégales; touffes denses, bombées, d’un vert jaunâtre tendre ou glaucescenl à la surface, plus ou moins radiculeuses, brunes, enlacées à l’intérieur. Feuilles rapprochées, imbriquées , ou plus ou moins homotropes, moins cependant que dans le B. calcarea , ovales , concaves, rapidement rétrécies et finement acuminées, largement révolutées et ordinairement plus d’un côté que de l’autre, plissées, denticulées sur tout le contour (dents obtuses) ; la nervure atteint le sommet; long. 2 millim., larg. 1 1/4 mill.; cellules subrectangulaires vers la base, les autres linéairesobtuses, 3— 4 fois aussi 1. q. 1. 10 — 15 fol. florales ; les externes un peu plus grandes que les caulinaires, largement ovales, plus longuement acuminées, dressées; *2 — 4 fol. intimes plus courtes, ovales-lancéolées, aiguës du subobtuses, plus faiblement nerviées; 15—30 archégones; paraphyses filiformes, nombreuses, assez courtes. Pédicelle pourpre, dressé, flexueux; long. 5 — 7 centim. Capsule brièvement ovale, bombée ou subglobuleuse, resserrée à l'orifice, 'fortement cannelée à l’état sec; long. 4 mill., diam. *2 mill. Opercule petit, brièvement conique, aigu. Dents du péristome plus allongées que dans l’espèce précédente; lanières profondément divisées; 2 — 3 cils médiocres. Spores grandes , brunes, subréniformes, finement papilleuses. Fleurs mâles sur une plante distincte , discoïdes; 6—8 fol. dressées-imbriquées, concaves, dilatées à la base, puis brusquement étalées-rayonnantes, ovales , concaves, obtuses , denticulées, munies d’une nervure mince qui s'arrête au-dessous du sommet ; anthéridies grandes, oblongues, très nombreuses (100 et au delà); paraphyses également très abondantes, orangées, renflées, obtuses. — Juin -juillet.

Observations. Les jeunes plantes isolées de cette espèce ont souvent un aspect particulier; elles sont grêles, ramifiées, garnies de feuilles espacées, lancéolées, finement acuminées, plus ou moins homotropes, d’un beau vert. C’est le Philon. capillaris Lindb. tel que le décrit Milde (Bryol. siles. p. 242). Le Philon. cœspitosa Wils. ne nous semble non plus qu’une forme peu développée de la même espèce, caractérisée par ses tiges plus grêles, moins divisées, souvent noircies vers la base, par les feuilles dépourvues de plis, ovales, brièv1 acuminées.

CC. au bord des petits ruisseaux, des sources, dans les marécages, les prairies humides, dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès. Très abondant et en très bel état de fructification dans les Hautes- Vosges, où les tiges sont déprimées par la pression des neiges et plus courtes. Moins commun dans le Haut-Jura.

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