Bartramia marchica Brid. Mantiss. p. 116; Stirp
n° 623 ; Leskia marchica Willd. Prodr. Fl. ber.; Philonotis
marchica Brid. Bryol.
Tige grêle; long. 3 — 5 centim. Feuilles moyennes des tiges fertiles assez rapprochées, oblongues-lancéolées, acuminêes, étroites, dépourvues de plis, planes, finement denticulées aux bords, surtout vers le sommet, lâches, déjetées, homotropes à l’état humide; la nervure forme l’acumen en grande partie; long. 1 1/2 — 2 millim., larg. 1/2— 3/4 mill. ; cellules subrectangulaires, étroites, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. Fol. de l’involucre, 8 — 10, ovales, concaves, rétrécies et finement acuminêes, nerviées; 6 — 10 archégones. Vaginule oblongue. Pédicelle ferme, dressé, flexueux ; long. 40 millim. Capsule snbglobuleuse, fortement sillonnée à la fin; diam. 2 1/2 millim. Opercule petit, convexe-conique, obtus. Membrane interne du péristome atteignant la mi-hauteur des dents, adhérant plus ou moins aux dents; lanières courtes, divisées; 1 — 2 cils rudimentaires. Spores grandes, brunes, papilleuses. Fleurs mâles sur une plante distincte, subdiscoïdes; 10 — 15 fol. ovales, concaves, puis rétrécies , longuement lancéolées - acuminêes , étalées dressées, denticulées, munies d’une nervure assez faible qui atteint V extrémité; 30 — 40 anthéridies oblongues; paraphyses abondantes, orangées, un peu renflées, obtuses. — Été.
« Des traces de cette espèce », près de Bruyères, à Vervezelle, sur le grès rouge (Mougeot); sur le grès bigarré et le grès vosgien, près de Deux- Ponts, à Bierbach (Bruch, Schultz), sur le diluvium près de Wissembourg (Winter), sur le grès vo'gien près de Sarrebrück (Winter) et près du Deutschmühle (Schultz) ; « au bord des tourbières des Ponts, dans un fossé gazonné » (Lesquereux) — Isère : Grenoble (Ravaud) ; Pyrénées : port de Vénasque (Jeanbernat) ; Finistère : Quimper [Botanicon gallicum); Oise : forêt de Compiègne, route de Fierrefonds (Graves) ; environs de Paris : Saint-Léger (Cosson).
2e sous-genre : Bartramia. — Fleurs mâles gemmiformes; plantes ordinairement monoïques ; cils du péristome rudimentaires; tiges dichotomes ; feuilles ordinairement terminées par une longue pointe subulée. (E. 211 — 214.)
211. Bartramia Halleriana Hedw. Musc, frond.; Bryol . eur. t. 320; Stirp. n° 35; Husnot, Musc. Gall. n° 83; Billot, exsicc. n° 3493.
Tige dressée, flexueuse et déprimée , allongée (6 — 10 centim.); touffes profondes, molles, peu denses, d’un beau
22e GENRE : BARTRAMIA.
vert à la surface, décolorées et garnies, à l’intérieur, d’un feutie brun ou jaunâtre, abondant. Feuilles rapprochées, très allongées (6 — 10 millim., larg. B/4 millim.), oblongues, entières, planes aux bords, appliquées à la base, puis rétrécies , longuement linéaires-subulées, canaliculées, étalées-dressées ou falciformes, homotropes à l’état humide, irrégulièrement crépues à l'état sec, fortement dentées en scie aux bords et sur le dos de la nervure; celle-ci occupant toute la moitié supérieure de l’acumen; cellules basilaires linéaires-tronquées, hyalines, 6 — 10 fois aussi 1. q . 1 . ; les supérieures carrées, vertes, opaques, à parois épaisses. Fleurs de bonne heure latérales ; fol. intimes courtes, moins dentées, moins brusquement rétrécies au-dessus de la base; 8 — 15 archégones très allongés ; paraphyses filiformes; anüiéridies également très allongées, accompagnées de paraphyses filiformes et formant un groupe distinct , mais à peine séparé de la fleur femelle, en sorte que ces fleurs sont, à vrai dire, synoïques. Vaginule cylindrique. Pédicelle arqué en dehors, très court (5 millim.). Capsule latérale, cachée entre les feuilles, globuleuse, resserrée à l’orifice, à la fin oblongue et fortement sillonnée. Opercule petit, conique, subobtus. Dents du péristome d’un rouge foncé; cils courts. — Juin-juillet.
Dans les fissures et sur les parois abruptes, ombragées et humides des rochers. C. dans les Hautes-Vosges , sur le granité, au-dessus de 600 — 700 m.; se retrouve sur le grès vosgien dans les hautes montagnes entre Senones et Schirmeck (Lemaire), sur le grès rouge entre Baumholder et Birkenfeld, Sarrebrück (Winter), autrefois près de Bobenthal (Gümbel). C. dans le Haut-Jura, où il se trouve parfois sur les troncs pourris (Lesquereux). — Dans presque toutes les montagnes de France.
212. Bartramia OEderi Schwœgr. Suppl. I, sect. n, p. 49, t. L1X; Stirp. n° 326; Husnot, Musc. Gall. n° 84; Bryum OEderi Gunn. Fl. norveg.; Bartramia gracilis Flœrke in Schrad. Journ.
Tige allongée (3 — 10 centim.), grêle, dressée, dichotome, lâchement fastigiée ; touffes molles, lâches, d’un vert foncé ou jaunâtre, parfois noircies à la surface, décolorées et garnies d'abondantes radicules à l’intérieur. Feuilles espacées, dresséesappliquées par une base étroitement oblongue, puis étaléesrecourbées; lancéolées-acuminées, carénées, nettement révolutées de la base jusque près du sommet, dentées en scie dès le milieu ou le tiers supérieur , denticulées sur le dos de la nervure qui dépasse le limbe; long. 3 1/2 millim., larg. 3/4 millim.; cellules basilaires étroites, arrondies ou tronquées, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures carrées, toutes à parois molles, remplies de chlorophylle; tout à fait à la base, on trouve