‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 296 sur 634 · BARBULA TORTUOSA · texte numérisé non relu

BARBULA TORTUOSA

ou un peu arquée , dressée ou inclinée , d’abord jaunâtre , à la fin brune; long. 2 1/2 — 3 1/2 millim. , diam. 2/3 — 1 raillira. Opercule conique-acuminé , pourpre. Coiffe ne tombant guère qu’avec l’opercule, descendant jusqu’au milieu de la capsule. Péristome étroit; dents pourpres, libres dès la base, papilleuses, décrivant 2 — 3 tours de spire. Columelle assez grosse, persistante. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. intimes brièvement oblongues, dilatées, imbriquées à la base, brusquement rétrécies et linéaires-acuminées, dressées ; anthéridies nombreuses (15 — 30), étroites; paraphyses filiformes, plus longues. — Juinaoût.

CC. et chargé de capsules dans tout le Jura ; également commun , mais stérile, sur les collines jurassiques de la Lorraine et de l’Alsace. Disséminé, moins développé et presque toujours stérile dans les Hautes-Vosges, sur le granité; se retrouve dans quelques localités des Basses-Vosges , Hohe-Barr, près de Sa verne (B.), près dé Fénétrange, fertile, sur le muschelkalk (Gérard et B.), au-dessous de Sarrebrück (Wintei). C. dans toutes les montagnes les terrains calcaires de France , dans les fissures un peu fraîches des rochers. — Sous un fort grossissement, la pointe jaunâtre excurrente de la nervure est légèrement denticulée , le contour du limbe, dépourvu de dents proprement dites , est sinuolé par la saillie des papilles qui surmontent les cellules marginales. Ces caractères aident à séparer cette espèce du B. Drummondii Mitt. Mild, Br y al. siles. p. 124 ; Didy modon fragilis Hook — Feuilles étalées-dressées , raides à l’état humide, crépues a l’état sec, lancéolées à la base, puis linéaires-subulées , entières aux bords , terminées par une pointe fragile, très souvent cassée , triangulaire-prismatique , due à l’excurrence de la nervure. — AuFeldberg et a Kleinlaufenbourg , dans la Forêt-Noire. Existe probablement dans les Hautes- Vosges.

242. Barbula inclinata Schwœgr. Suppl. I, sect. i, p. 131, t. XXXIII; Bryol. eur. t. 150; Stirp. n° 917; Husnot , Musc. Gall. n° 216.

Tige dressée ou ascendante, dichotome , légèrement radiculeuse à la base, gazons denses , étendus, légèrement bombés, d’un beau vert foncé ou jaunâtre à la surface; bruns à l’intérieur; long, des tiges 10 — 25 millim. Feuilles rapprochées } étalées-dressées à l'état humide, fortement crépues à l’état sec, lancéolées , étroitement oblongues , allongées, très brièvement apiculèes par l’excurrence de la nervure , carénées-concaves , un peu incurvées aux bords vers le sommet; long. 2 1/2 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules basilaires lisses, hyalines, subrectangulaires, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les autres carrées-subarrondies , opaques, papilleuses ( papilles très saillantes). F ol. florales intimes (3— 4) dressées , oblongues, hyalines dans la moitié ou les deux tiers inférieurs, puis rétrécies , acuminées,

28e GENRE : BARBULA.

nerviées jusqu’au sommet; long. 4 — 5 millim. ; 15 — 30 archégones ; paraphyses filiformes, assez courtes. Vaginule oblonguesubcylindrique. Pédicelle dressé-flexueux , pourpre, pâle au sommet, long. 15 — 20 millim., se tordant vers la gauche. Capsule oblique ou subhorizontale , plus rarement droite, ovaleoblongue , arquée , brune, peu solide; long. 1 1/2— 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule grêle, conique-acuminé. Anneau très mince , peu net. Dents du péristome libres jusqu’à la base , lâchement tordues , ne décrivant guère que 1 — 2 tours de spire. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Mai-juin.

Sur la terre graveleuse des collines calcaires et des terrains d’alluvion au bord des rivières. C. sur les collines et les montagnes inférieures du Jura (Lesquereux, Schimper, B.) ; plaine d’Alsace (Schimper) ; collines dolomitiques des environs de Saint-Dié, fertile sur un seul point (B.) ; sur le muschelkalk, près de Deux-Ponts (Bruch). — Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Provence (Hanry) , Pyrénées (Schimper), Tarn (M.-D.), Oise (Questier). — Espèce calcicole.

Barbula cæspitosa Schwœgr. Suppl. I, p. 120, t. xxxi; B. cirrata Bryol. eur. t. 149.

Plante monoïque ; fleurs mâles pèdonculèes ; fol. (2 — 3) ovales, brièvement acuminées. Touffes lâches. Feuilles lancéoléeslinéaires , ondulées, mucronées par Fexcurrence de la nervure. Pédicelle tordu vers la gauche. Capsule droite , oblongue-subcylindrique.

Sur la terre sablonneuse , dans les bois ; Maurettes , dans le Var (De Mercey), Marseille (Sarrat-Gineste), Mende (Prost), dans l’Aude (Roumeguère) .

b. Feuilles dentées ; fleurs dioïques. (243 — 244.)

243. Barbula squarrosa Br. Scli. Bryol. eur. t. 152 ; Stirp. n° 1406; Tortula squarrosa De Not. Syll. p. 180; Pleurochœte squarrosa Lindb. Trich. eur.

Tige élancée (fi — 5 centim.), robuste , flexueuse , décombante ou presque dressée , simple ou irrégulièrement dichotome , peu radiculeuse; touffes ayant quelque ressemblance avec celles du B. lortuosa , mais beaucoup plus lâches, d’un vert clair à la surface, brunâtres à l’intérieur. Feuilles lâches, très étalées, recourbées à l’état humide, irrégulièrement crispées et contournées à l’état sec, ovales- oblongues , lâchement imbriquées à la base, puis insensiblement rétrécies, longuement lancéolées , aiguës ou

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