‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 297 sur 634 · BARBULA SQUARROSA · texte numérisé non relu

BARBULA SQUARROSA

acuminées par l’excurrence de la nervure, carences- concaves, ondulées , mais planes aux bords, dentées à partir du milieu ; dents successivement plus grandes vers le sommet, inégales , souvent très petites, espacées; long. 3—4 mill., larg. 1 mill. ; sur une bande élargie à la base et remontant aux bords jusqu’au milieu, de grandes cellules hyalines, à parois minces, rectangulaires ou tronquées obliquement, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1.; les cellules intermédiaires de la moitié inférieure sont à parois plus épaisses , carrées ou seulement 3 — 4 fois aussi 1. q. 1., lisses et renfermant de la chlorophylle ; les supérieures petites, carrées ou diversement anguleuses , opaques , chargées de papilles nombreuses, saillantes. Fol. florales dressées-flexueuses ou étalées, plus étroites , plus finement et plus longuement acuminées , presque entières; 4 — 8 archégones; paraphyses filiformes , grêles. Pédicelle rougeâtre à la base , jaunâtre vers le sommet ; long. 20 millim. Capsule dressée , ovale-oblongue , étroite ou subcylindrique, un peu arquée, d’un roux vif. Dents du péristome très grêles, d’un pourpre clair, très papilleuses et très fugaces, faisant deux tours de spire. Anneau étroit, formé d’une seule série de cellules. Les fleurs femelles deviennent bientôt tout à fait latérales, comme dans les Hypnacées. — Mai-juin.

RR. Sur les fortifications de Strasbourg (Schimper) ; près de Besançon (Paillot). — C. et fertile près de Marseille (Sarrat-Gineste), le Luc (Hanry), Tarn (M.-D. J.), Aude (Roumeguère), environs de Paris : Jeufosse , près Bonnières , et forêt de Fontainebleau (Cosson), Isère : Renage (Ravaud).

244. Barbula paludosa Schwœgr. Suppl. I, sect. i, p. 124, t. XXX; Bryol. eur. t. 144; Stirp. n° 1311.

Tige dressée, assez grêle , dichotome, atteignant 20—30 mill., radiculeuse jusque près du sommet; touffes d’un vert gai à la surface, brunâtres à l’intérieur. Feuilles assez rapprochées, d’abord imbriquées, puis étalées ou même légèrement arquées en dehors, lancéolées-a^ues, ou brièvement acuminées, à demi carénées, ondulées, planes aux bords , denticulées vers le sommet, munies d’une forte nervure qui s’avance jusqu’à l’extrémité de la pointe qu’elle forme en grande partie ; long. 1 1/4 — 2 mill., larg. 1/2 — 2/3 millim. ; cellules du tiers inférieur linéaires, obtuses, à parois épaisses, lisses, 6 — 10 fois aussi 1. q. 1.; audelà, elles se raccourcissent successivement et deviennent, au sommet, carrées ou diversement anguleuses, petites, opaques, surmontées de papilles peu saillantes. 3 — 4 fol. florales intimes, demi-engaînantes à la base , puis rétrécies , acuminées , nerviées, denticulées au sommet; archégones peu nombreux; quelques

28e GENRE : BARBULA.

paraphyses courtes. Pédicelle dressé , pourpre , tordu lâchement vers la gauche; long. 8 — 4*2 millim. Capsule dressée, régulière, oblongue-subcylindrique ; long. 1 1/2 millim., diam. 1/3 millim. Opercule très longuement acuminé , souvent un peu arqué. Un anneau très étroit, persistant. Dents du péristome décrivant 3 tours de spire, très allongées. — Août.

RR. Lieux humides, près des filets d’eau, dans le Haut- Jura , aux environs de Sainte-Croix , à la Poita-Raisse (Lesquereux). — Dauphine' : Prémol, Taillefer (Ravaud) ; Pyrénées , Luchon (Jeanbernat). — Espèce calcicole.

f f f . Fleurs dioïques. Feuilles lancéolées ou oblongucs-lancèolées , acuminèes , révolutées aux bords sur tout le contour , ou à la base , ou au sommet seulement , beaucoup moins contournées crépues à l'état sec, souvent moins allongées. — (E. 345—353.)

a. Fol. intimes de l’involucre femelle engainantes (les bords se rejoignant ou se recouvrant) à l’état adulte (E. 245 — 246.)

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