BARBULA REVOLUTA
demi. Spores petites, pâles. Fleurs mâles : 4 fol. involucrales ; les deux externes ovales , concaves à la hase , puis rétrécies , lancéolées-aiguës , étalées; les deux intimes ovales-suborbiculaires , imbriquées, nerviées, apiculées ; 6 — 8 anthéridies assez grandes, oblongues ; paraphyses filiformes, obtuses, nombreuses. — Eté.
Sur les collines calcaires, dans les fissures des rochers calcaires secs, sur le mortier des vieux murs, les emplacements à charbon, dans les bois. C. dans le Jura, à toutes les altitudes, dans les fissures des rochers secs (Lesquereux, B ). Assez répandu dans les Vosges (Mougeot) ; Saint-Dié, sur la dolomie, forêt de Saint-Gorgon, ruines de Lutzelbourg et de Hohlandsberg (B.), Sarreguemines et Sarrebrück (Winter), sur le grès vosgien au contact du trias, à Bitche (Schultz), sur le grès bigarre' près de Deux- Ponts (Bruch) ; environs de Nancy (Godron), etc. — Dissémine' dans toute la France.
Barbula flavipes Br. Sch. Bryol. eur. t. io5. — Diffère du précédent par ses touffes lâches, ses feuilles plus allongées, plus longuement et insensiblement rétrécies, acuminées , ondulées, fortement révolutées aux bords, recourbées ; fol. involucrales longuement rétrécies, acuminées, étalées au-dessus du milieu. — Sur la terre caillouteuse, en Franconie, dans les Alpes de la Bavière, de la Suisse, etc.
246. Barbula revoluta Schwœgr. Suppl. I, Secl. i, p. 127, t. XXXII; Bryol. eur. t. 153; Stirp. n° 218 ( voir l'étiquette du n° 716).
Tige dressée, dichotome; long. 8 — 10 millim.; coussinets légèrement bombés, d'un vert clair, passant bientôt au brun. Feuilles rapprochées, concaves, imbriquées à la base, puis étalées à l’état humide, crépues, contournées à l'état sec, lancéolées, carénées , fortement révolutées depuis un peu au-dessus de la bas q jusqu’à l’extrémité, de manière à former deux ourlets cylindriques qui ne s'arrêtent guère qu’à la nervure, de part et d’autre, et sont presque contigus; la nervure très épaisse forme au delà du limbe un mucron ou un apicule, ou s’arrête à la base de cet apicule, sans le former; long. 1 1/2 — 1 3/4 millim., larg. 1/3 — 1/2 millim.; cellules toutes opaques , à parois épaisses; quelques-unes, à la base près de la nervure, sont un peu allongées, rectangulaires, obtuses, 3 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les autres sont successivement carrées, puis arrondies, les moyennes et les supérieures petites, très opaques, surmontées de papilles peu saillantes. Fol. florales, 4 — 6, dressées, engainantes, puis rétrécies, révolutées, étalées, apiculées, nerviées; les intimes sont les plus grandes; 6 — 10 archégones ; quelques paraphyses filiformes, inégales. Vaginule conique-oblongue, petite. Pédicelle dressé, flexueux, légèrement tordu vers la gauche, rougeâ -
28e GENRE : BARBULA
tre dans sa moitié inférieure, jaunâtre vers le sommet ; long. 10 — 12 millim. Capsule dressée, régulière ou légèrement courbée, oblongue-subcylindrique, atténuée à la base, d’un brun foncé; long. 1 1/2 — 2 millim., diam. 1/2 millim. Opercule petit, conique-acuminé, droit ou plus ordinairement arqué. Anneau formé d'une seule série de cellules. Dents du péristome pourpres, faisant deux tours, lâches. Spores pâles, très petites. La coiffe descend jusqu’au milieu de la capsule. — Mai-juin.
Sur les vieux murs, « partout» Mougeot) ; Lesquereux ne l’indique pas dans le Jura; plus commun dans la région méridionale que dans la région septentrionale, où il devient des plus rare (Schimper) ; environs de Nancy : la Malgrange, côte de Toul, Liverdun (Godron), Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück et vallée inférieure de la Sarre (Winter), Fénétrange (B ). — AC. dans la Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Isère (Ravaud), Var iDe Mercey, Hanry), Aude (Roumeguère), Tarn (M.-D.), Haute-Garonne (Jeanbernat), Haute-Vienne (Lamy), Orne (Husnot), environs de Paris (Mérat).
b. Fol. intimes de l’involucre femelle demi-engaînantes seulement (les bords ne se rejoignant pas). (E 247 — 253).
*. Nervure des feuilles excurrente, dépassant le limbe. (E. 247 — 249.)
Barbula Brebissoni Brid. Bryol. univ. I, p. 834; Cinclidotus riparius b. lerrestris Sch. Syn. p. 195.
Tige dressée ou ascendante, dichotome, robuste; long. 15-30 millim.; gazons denses, étendus, d'un vert foncé, mous. Feuilles lâches, étalées ou même arquées à l’état humide, plus ou moins crépues à l’état sec, molles, lancéolées -elliptiques, arrondies au sommet, brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure qui reste verte, fortement révolutées jusque près du sommet, hyalines à la base, plus haut d’un vert foncé et papilleuses. Fol. involucrales (3) aux trois quarts engainantes, du reste peu distinctes. Vaginule courte. Pédicelle dressé ou ascendant, rougeâtre, mou; long. 10 — 15 millim. Capsule grande, oblongue ou subcylindrique. Opercule conique, élevé, obtus, formé de cellules contournées en spirale. Membrane basilaire du péristome peu élevée, plus ou moins percée de trous ; dents subulèes, noduleuses, contournées. Columelle saillante. Souvent l’opercule entraîne le péristome dans sa chute, mais il est toujours régulièrement formé.
Semble commun en Normandie, près de Falaise (De Brébisson), Saint- Aubert (Husnot), dans l’Hérault (Schimper), aux environs de Toulouse (Jeanbernat), Tarn : bords de la Vère (M.-D.)