‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 300 sur 634 · BARBULA UNGUICULATA · texte numérisé non relu

BARBULA UNGUICULATA

247. Barbula unguiculata Hedw. Musc, frond. I, p. 59, t. XXIII ; Bnyol. eur. t. 142 et 143 ; Stirp. n° 27.

Tige dressée, flexueuse, dichotorae ; long. 10 — 20 millim . ; gazons lâches ou fournis, d’un beau vert tendre à la surface, bruns ou décolorés à l’intérieur. Feuilles lancéolées, étroites, ou oblongues-lancéolées, obtuses au sommet, plus ou moins longuement mucronées par l’excurrence de la nervure, plus ou moins longuement révolutées aux bords à partir de la base, entières, sans plis, carénées, dressées, étalées ou même recourbées à l'état humide, crispées à l’état sec; long. 1 1/2 — 3 mill., larg. 1/2 — 1 millim.; cellules de la base rectangulaires, hyalines, lisses, 2 fois aussi 1. q. 1.; les moyennes carrées, assez grandes ; les supérieures arrondies, opaques, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Fol. florales intimes plus allongées, rétrécies, aiguës ou mucronées, planes ou hévolutées aux bords vers le milieu, lancéolées, oblongues ou à demi engainantes; 3 — 6 archégones ; paraphyses rares et courtes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pourpre à la base, plus pâle vers le sommet, tordu vers la gauche, parfois à droite sous la capsule ; long. 6 — 20 millim. Capsule cylindrique, ou légèrement oblongue, symétrique ou peu courbée, rousse ou brune, brillante, comme vernie après la sporose; long. 2 — 2 1/2 mill., diam. 1/2 — 2/3 millim. Dents du péristome libres jusque près de la base, pourpres, décrivant 2 — 3 tours. Opercule conique-acuminé, arqué. Pas d'anneau. — Avril-mai.

Espèce très variable. Tige dressée ou ascendante ; touffes denses ou lâches, vertes, olivâtres ou brunes ; feuilles ovaleslancéolées ou lancéolées-étroites, dressées ou recourbées, parfois à demi tordues, même à l’état humide, révolutées à la base, ou au milieu seulement, ou de la base jusqu’au delà du milieu ; le sommet est obtus ou atténué, subaigu ; le mucron plus ou moins long, ainsi que le pédicelle ; la capsule est cylindrique ou oblongue, courte ou allongée. La complication de ces formes nous empêche d’en donner une exposition plus détaillée.

C. partout, sur les collines sablonneuses ou argileuses, au bord des fosse's, sur la terre des champs incultes, dans les prairies, sur les murs des jardins.

248. Barbula Hornschuchiana Schultz , Recens. n° 25 ; Bryol. eur. t. 148; Stirp. n° 820.

Tige dichotome, peu élevée (8 — 15 millim.), émettant souvent, de la base, des innovations d’abord grêles ; gazons lâches,

28e GENRE : BARBULA.

verts -olivâtres. Feuilles inférieures petites, espacées; les autres successivement plus grandes et plus rapprochées; les moyennes et les supérieures à demi tordîtes, incurvées à l’état sec, dressées-étalées ou même arquées en dehors à l’état humide, ovales à la base, puis rétrécies, lancéolées, carénées , apiculées par l’excurrence de la nervure, largement et fortement rèvolutées jusqu'au sommet, entières; long. 2 millim., larg. 2/3 million.; cellules du tiers inférieur hyalines, lisses, rectangulaires; les médianes un peu allongées ; les supérieures opaques, petites, ponctiformes, arrondies, surmontées de papilles obtuses. Fol. intimes de l’involucre (3 — 4) demi-engainantes, ovales-oblongues, puis rétrécies, plus longuement mucronées, un peu tordues au sommet, légèrement plissées, dressées, lâchement révolutées vers le milieu; long. 3 millim.; 5 — 10 archégones ; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule conique-oblongue. Pédicelle pourpre inférieurement , \)k\e-jaunâtre vers le sommet, tordu vers la gauche dans toute sa longueur; long. 8 — 15 millim. Capsule brune, dressée, étroitement oblongue, à peine arquée, presque arrondie à la base; long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 2/3 millim. Opercule conique-acuminé, droit ou légèrement courbé. Dents du péristome pourpres, décrivant 3 tours de spire; membrane basilaire courte. Un anneau très étroit. — Printemps.

« Sur la terre dans les champs, les lieux herbus ; assez re'pandu » (Mougeot); vieux murs à Nancy, vignes de Malzeville (Godron), graviers à Strasbourg (Schimper) ; sur les murs et les lisières, presque partout dans les Basses Vosges (Schultz). Lesquereux ne l’indique pas dans le Jura — Lyon (Jordan), Sassenage (Ravaud), Provins (Bouteiller), etc.

249. Barbula gracilis Schivœgr. Suppl. I, Sect. i, p. 125, t. XXXIV; Bryol. eur. t. 145; Stirp. n° 819.

Tige courte (8 — 15 millim.), grêle, dressée ou ascendante, peu divisée, souvent simple ; touffes lâches ou denses, d’un vert olivâtre tournant au brun. Feuilles ovales ou oblongues, concaves, à la base, rétrécies, longuement et finement acuminées, révolutées aux bords jusqu’au milieu et au delà, entières, légèrement plissées, munies d’une nervure épaisse qui concourt d’abord avec le limbe rétréci pour former l’acumen, mais le dépasse finalement ; long. 1 1/2 — 2 1/2 millim., larg. 1/2 — 3/4 millim.; cellules basilaires médianes hyalines, 3 — 6 fois -aussi 1. q. 1.; les supérieures arrondies, surmontées d’une papille large et peu saillante, opaques. Fol. intimes de l’involucre engainantes aux trois quarts, insensiblement rétrécies et longuement acurninées (aeumen flexueux ou contourné) ; archégones souvent nombreux, 10 — 30; paraphyses presque nulles.

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