Barbula fallax Hedw. Musc, frond. II, p. 66, t. XXIV
Bryol. eur. t. 147; Stirp. n° 715.
Tige dressée; touffes assez denses, un peu radiculeuses à la base, d’un vert olivâtre terne ou brunâtres à la surface. Feuilles ovales-oblongues, concaves, imbriquées à la base, puis insensiblement et longuement rétrécies, acuminées, très étalées, légèrement arquées en dehors à l’état humide, rapprochées de la tige et irrégulièrement contournées à l’état sec, révolutées aux bords jusqu'à la base de Vacumen; la nervure s’avance jusqu’au sommet de l’acumen ; à la base, on remarque les traces de deux plis; long. 2 1/2 millim., larg 3/4 millim.; cellules à parois très épaisses, surmontées de papilles très peu saillantes, presque uniformes, arrondies, médiocres; quelques-unes seulement, à la base près de la nervure, sont distinctement carrées , mais renferment de la chlorophylle comme les autres. 5 — 6 fol. florales oblongues, demi-engaînantes, puis rétrécies-acuminées, peu révolutées aux bords; acumen étalé ; la nervure se continue dans l’acumen. Vaginule subcylindrique, garnie de quelques paraphyses et de 8-- 10 archégones allongés. Pédicelle
28e GENRE I BARBULA.
dressé, pourpre ; long. 8 — 15 raillim. Capsule olivâtre, à la fin brune, o6/on</we-subcylindrique , symétrique, dressée ou oblique; long. î î/2 — 2 millim., diam. 1/2 millim. Opercule petit, conique-acuminé ; acumen dressé ou arqué, pâle. Pas d'anneau. Dents du péristome décrivant 1 — 2 tours de spire. — Spores petites, pâles. — Septembre- octobre.
Sur la terre dans les champs, au bord des fosse's, dans les bois au bord des sentiers, particulièrement dans les terrains calcaires de la plaine et des collines inférieures*, c'a et là dans la plaine lorraine, l’Alsace, les Basses- Vosges et le Jura. Cette espèce présente aussi quelques variations. Dans la var. brevifolia, les feuilles sont ovales, relativement plus larges et plus brièvement acuminées, plus nettement arquées en dehors*, long 1 i/2 millim., larg 2/3 millim.*, les dimensions des autres parties sont également réduites; la tige émet, des innovations grêles. La var. brevicaulis est caractérisée par des feuilles également plus larges et plus courtes et de plus ondulées aux bords.
251. Barbula recurvifolia Schimp. in Corollarii supplemento ; Syn. p. 170.
Tige plus ou moins décombante, flexueuse, simple ou dichotome ; innovations fastigiées; long. 15 — 25 millim.; gazons lâches, sans cohérence , étendus, ordinairement couleur de rouille. Feuilles oblongues-lancéolées à la base, carénées-condupliquées, ce qui les fait paraître lancéolées-linéaires, insensiblement rétrécies, acuminées, lâchement révoiutées vers la base, planes et ondulées aux bords dès au-dessous du milieu, munies inférieurement de deux plis obscurs, fortement recourbées- enroulées en tous sens, ce qui donne à la plante un aspect caractéristique ; long. 2 mill., larg. 2/3 mill.; cellules basilaires près de la nervure allongées , arrondies aux extrémités, 2 — 3 fois aussi 1. q. 1.; les autres arrondies, finement papilleuses (2 — 3 papilles saillantes sur chaque cellule) ; elles sont toutes opaques, d'un brun orangé, bien distinctes, sous le microscope ; à Tétât sec, les feuilles sont irrégulièrement contournées-crépues, incurvées; elles sont successivement plus grandes vers le sommet des innovations. Fleurs femelles; fol. florales peu distinctes; 8 — 10 archégones : paraphyses grêles , peu nombreuses. « Capsule dressée, cylindrique, allongée, symétrique, rousse. Opercule terminé par un bec subulé. Pas d’anneau. Péristome comme dans le B. fallax. » Schimp. Syn.
Lieux graveleux, caillouteux sur les collines des terrains calcaires ; sur le muschelkalk près de Rambervillers, sur la dolomie du grès rouge près de Saint-Dié (B ), sur le calcaire tertiaire près de AVissembourg (AVinter). — Cette espèce doit être ajoutée a la liste des espèces calcicoles de Saint- Dié, v. p. 122. Elle est constamment stérile dans nos régions.