BARBULA VINEALIS
252. Barbula vinealis Brid. Bryol. univ. I, p. 830; Bryol. eur. t. 148 ( exclusa var. b).
Tige dressée ou ascendante, courte (5 — 10 millim.); innovations fastigiées ; touffes denses, arrondies , d’un vert olivâtre passant au brun foncé ou noirâtre. Feuilles inférieures des innovations petites et espacées ; les supérieures plus grandes et rapprochées, étalées, lâchement dressées, à l’état humide, imbriquées, à peine contournées à l’état sec, fermes, donnant aux innovations un aspect claviforme. Elles sont ovales, rapidement rétrécies , assez finement acuminées , révolutées étroitement aux bords jusque vers le milieu, munies de deux plis légers inférieurement, et d’une nervure épaisse qui devient obscure et disparaît au sommet de l’acumen; long. 1 1/2 millim., larg. 2/3 millim.; cellules uniformes, arrondies, à parois très épaisses, opaques, surmontées de papilles larges et obtuses, très peu saillantes ; vers la base, près de la nervure, on rencontre quelques cellules un peu allongées, peu distinctes. Fol. intimes de l’involucre oblongues, finement acuminées, dressées, munies d’une nervure qui se prolonge parfois un peu au delà du limbe ; 15 — 20 archégones ; paraphyses courtes et en petit nombre. Pédicelle d’un pourpre foncé, dressé; long. 10—12 millim. Capsule oblongue, étroite, symétrique, dressée ou oblique, d'un brun presque noir ; long. 2 millim., diam. 1/2 millim. Opercule petit, conique-acuminé, égalant la moitié ou le tiers de la capsule. Un anneau. formé de 2 séries de cellules oblongues, assez allongées. Membrane basilaire du péristome assez distincte, bien que peu élevée; dents légèrement contournées ne formant guère qu’im tour de spire. — Mai-juin.
Sur les murs, particulièrement des vignes, bâtis avec des pierres calcaires, en Alsace et dans toute la Lorraine. Lés échantillons qui nous ont servi à faire la description qui précède, ont été recueillis sur des murs, près de Bar- le- Duc ; sur ces échantillons, les feuilles ont quelque tendance à blanchir tout au sommet, particulièrement la pointe qui se détache assez brusquement des fol florales
253. Barbula cylindrica Schimp. Ms1; Zygotrichia cylindrica Tayl. in Fl. hibern B. vinealis v. flaccida Bryol. eur. t. 148.
Tige dressée, allongée (20 — 30 millim. ), plusieurs fois dichotome, garnie de radicules peu apparentes ; innovations grêles à la base ; gazons étendus, lâches ou assez denses, d’un vert olivâtre à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles inférieures ova-
58e GENRE : BARBULA.
les, aiguës, petites, espacées ; les autres successivement plus grandes; les supérieures lâchement incurvées, crépues à l’état sec, imbriquées par la base, puis très étalées, flexueuses, souvent même arquées en dehors à l’état humide, ovales inférieurement, puis rétrécies, lancéolèes-linéaires, acuminées, révolut.ées aux bords, légèrement plissées vers la base; la nervure brune, épaisse, se continue jusqu’au sommet; à ce point, on constate ordinairement un petit apicule hyalin ; long. 2 — 2 1/2 millim., larg. 3/4 millim.; cellules à parois épaisses; les inférieures lisses, subrectangulaires, carrées ou peu allongées; les supérieures opaques, petites, chargées de papilles obtuses. Fol. intimes de l’involucre (2 — 3) allongées, dressées, oblongues, insensiblement rétrécies et longuement acuminées. Vaginule conique-oblongue, chargée à la base d’archégones (10 — 15) et de paraphyses courtes. Pédicelle flexueux, pourpre ou orangé; long. 15 — 25 millim. Capsule symétrique, dressée ou légèrement inclinée, oblongue-subcylindrique, brune; long. 3 mill., diam. 1/2 millim. Opercule petit, conique-acuminé (acumen subulé). Dents du péristome ne décrivant qu’un tour de spire. Un anneau distinct. Fleurs mâles épaisses; fol. dilatées, concaves, imbriquées, 2 — 3 intimes suborbiculaires ; 20 — 30 anthéridies grandes, oblongues; paraphyses filiformes. — Mai-juin.
Rochers de grès vosgien , à Saint-Odile en Alsace (Schimper) ; près de Sarrebrück (Winter) -, vieux murs aux environs de Bar-le-buc (B.) — La première partie de notre description a e'té faite sur un échantillon authentique, mais stérile, que nous devons a l’obligeance de M. Schimper lui-même. Nous avons décrit les organes de fructification d’après des échantillons provenant de Killarney, en Irlande. — Cette espèce est probablement fort répandue ; M. Lamy nous l’a envoyée de la Haute-Vienne , et M. Bouteiller , de Provins.
tttt- Feuilles planes aux bords , surmontées d’un poil blanc dû à l’excurrencc de la nervure , garnies en dessus, vers le milieu, d’un amas limité de filaments celluleux ou de lamelles peu nombreuses. (E. 254 — 256.)
*. Des filaments celluleux (E 254— 255.) ~
254. Barbula membranifolia Schultz , Recens.; Bryol. eur. t. 140; Stirp. n° 918.
Tige courte (3 — 10 millim ), peu divisée; coussinets convexes, verts, mais grisonnants à la surface, bruns, encombrés de terre à l’intérieur. Feuilles inférieures et moyennes petites, con-