Barbula rigida Schultz f Recens Bryol. eur. t
Stirp. n6 1209 ; Schultz , Herb. norm. n° 795 et bis.
Tige courte (2 — 3 millim.); gazons lâches, sans cohérence, bruns. Feuilles peu nombreuses (4 — 8), épaisses, imbriquées par une base hyaline , ensuite très étalées-divergentes , oblongues , fortement infléchies aux^ bords, presque tubuleuses, obtuses, aiguës ou brièvement apiculées (cette pointe redressée); la nervure très dilatée atteint le sommet; long. 3 millim., larg. 3/4 millim. ; les deux tiers supérieurs de la surface sont garnis de gros filaments formés de cellules molles, oblongues ou arrondies, placées bout à bout. Cellules basilaires, sur le dos de la nervure, rectangulaires, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; celles des ailes non occupées par la nervure dilatées, 2 — 3 fois aussi
28e GENRE : BARBULA.
1. q. 1. ; les suivantes, à partir du milieu, sont carrées; enfin les supérieures sont oblongues , arrondies ou dilatées transversalement. Fol. florales dressées, obtuses, peu distinctes; 5 — 10 archégones allongés ; paraphyses filiformes, allongées. Vaginule oblongue, pâle. Pédicelle rougeâtre, épais, dressé, tordu inférieurement vers la gauche, et au sommet vers la droite; long. 10 — 15 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, dressée, symétrique ; long. 2 — 3 millim., diam. 1/2 — 3/4 millim. Opercule conique-acuminé , mutique , légèrement arqué. Membrane du péristome peu distincte ; dents finement papilleuses décrivant 2 tours de spire. Fleurs mâles subdiscoïdes; 4 — 5 fol. suborbiculaires, concaves, étroitement nerviées; anthéridies oblongues, nombreuses (15 — 30); paraphyses très abondantes , formées d’articles courts, obtus, renflés. — Automne et pendant l’hiver.
Sur la terre qui recouvre les vieux murs et les rochers , sur le bord des routes négligées , anciennement empierrées , dans les terrains calcaires où compénétrés de carbonate de chaux. Disséminé presque partout dans les conditions qui viennent d’être indiquées, mais plu^ particulièrement commun sur le calcaire jurassique , dans les environs de Nancy, Metz, Bar-le- Duc , Toul , Neufchâteau , et sur les collines calcaires en Alsace ; nul sur les terrains iliceux des Hautes-Vosges, surtout du revers occidental.