BARBULA CAVIFOLIA
carrées ou subarrondies , à parois épaisses , molles ; à peine papilleuses , vertes. Fol. de l'involucre peu distinctes, un peu plus étroites , dressées ; archégones et paraphyses très peu nombreux. Vaginule subcylindrique , peu développée. Pédicelle dressé , d’un rouge orangé , tordu vers la droite, plus long que dans le Pottia cavifolia ; long 6—8 millim. Capsule dressée , subcylindrique , symétrique ou légèrement bombée et inclinée , non resserrée à l’orifice; long. 1 1/2—2 mill . , diam. 1/2 mill. Opercule conique- acuminé , droit, ou arqué, formé de cellules disposées en séries spirales. Membrane basilaire du péristome hyaline , très délicate , distincte; dents très grêles , souvent imparfaites , contournées en spirale. Fleurs mâles sur la même plante , au-dessous des fleurs femelles , souvent à l’aisselle d’une fol. peu distincte ; anthéridies courtes , molles; paraphyses en petit nombre, légèrement renflées. — Au premier printemps.
Sur la terre qui recouvre les rochers , dans les terrains calcaires ; Mulhouse (Becker) ; probablement re'pandu sur les collines calcaires de l’Alsace , de la Lorraine et du Jura. — C’est à tort que M. Jeanbernat (Florule du Tarn , 2e partie , p. 44) suppose que M, Schimper rapporte au genre Barbula le Pottia cavifolia à péristome nul.
3e sous-genre : Tortula Schimp. — Plantes annuelles; tiges très courtes; feuilles imbriquées, hyalines à la base, puis très étalées, munies d’une nervure très dilatée, incurvées aux bords, entières, garnies, sur presque toute la face supérieure, de nombreux filaments celluleux. Les trois espèces de ce groupe, qui habitent nos contrées, ont des fleurs dioïques ; les paraphyses, dans les fleurs mâles, sont claviformes, obtuses. (E. 257 — 259.)