Dicranum Muehlenbeckii Br. Sch. Bryol. eur. t
Tige grêle, dressée; touffes denses, envahies par un feutre très abondant, blanc au sommet, brun à l’intérieur. Feuilles rapprochées , égales, étalées-flexueuses , très crépues à l’état sec, lancéolées - subulées , fortement infléchies aux bords, tubuleuses, denticulées, presque lisses sur le dos; d’un tissu lâche sur toute la base, sans oreillettes bien arrêtées. Fol. involucrales intimes, longuement engainantes , brièvement acuminées. Pédicelle jaunâtre. Capsule arquée , subcylindrique , étroite, presque lisse à l’état sec. — Eté.
RR. Pâturages du Haut-Jura , descend dans les vallées (Schimper). — Mont Salève , près de Genève (J. Muller), Lorch, sur les bords du Rhin , mais hors de nos limites ; Mont-Cenis (Besch. R. D.).
Dicranum elongatum Schwœgr. Suppl. I , Sect. i , t. XLIÏI ;
Bryol. eur. t. 76.
Tige allongée, très grêle; touffes denses, très radiculeuses. Feuilles oblongues-lancéolées , longuement subulées, entières, auriculées. Pédicelle pâle. Capsule inclinée , oblongue, bombée, courte , sillonnée à l’état sec, munie d’un col bien distinct. Opercule conique, longuement subulé.
Rochers humides des Alpes , Haute-Savoie : Mont Pététod (Puget).
33e GENRE : DICRANUM.
Dicranum cîrcinatum Wils Bryol brit . p. 76. — Tige arquée , ascendante, gtêle, allongée (long. 4 — 7 centim.) ; touffes lâches, d’un vert jaunâtre. Feuilles peu denses, ovales, dilatées, imbriquées à la base, rapidement contractées et très longuement subulées, falcilormes, superficiellement denticulées au sommet; des oreillettes hyalines, mal délimitées à la base ; au-dessus , près de la nervure, une bande oblongue de cellules molles, grandes, rectangulaires , verdâtres , 3 — 4 fois aussi 1. q 1., une bande marginale de cellules étroites , opaques , jaunâtres. Plante stérile , caractérisée par le tissu de ses feuilles. — Trouvé d’abord dans les montagnes de l’Ecosse, retrouvé en Silésie, existe peut-être dans nos hautes montagnes , à rechercher parmi les formes grêles , à feuilles fortement falcilormes du D. scoparium.
**. Tiges courtes (3 — 10 millim.) ; pas de feutre radiculaire Pas d’ oreillettes brunes à la base des feuilles. (E. 292 — 295.)
292. Dicranum heteromallum Hedio. Musc, frond. I, p. 68; Bryol. eur. t. 62; Stirp. n° 121 ; Schultz , Fl G ail. et G. exsicc. n° 770 et bis ; Bryum heteromallum Linn. Spec. pl.; Dicranella heteromalla Schimp. Coroll.
Tige ordinairement courte (5 — 8 mill.), dressée ou ascendante, grêle, ordinairement simple; gazons étendus, d’un beau vert soyeux ou jaunâtre à la surface. Feuilles uniformément disposées ou légèrement rapprochées vers le sommet des innovations, lâchement courbées -homotropes , éiroites, oblongues-lancéolées à la base, puis longuement sétacèes, canaliculées , garnies aux bords de dents très superficielles à partir du tiers inférieur, assez distinctes vers le sommet ; la nervure occupe le tiers du limbe à la base et tout l’acumen ; long. 3 mill. , larg. 1/4 mill. à la base; cellules basilaires latérales rectangulaires, 4 fois aussi 1. q. 1., à parois minces. Fol. florales intimes dilatées, demi-engaînantes à la base, rétrécies et longuement acuminées-subulées , homotropes; 2 — 5 archégones ; quelques paraphyses filiformes, un peu plus longues. Vaginule cylindrique , allongée. Pédicelle jaunâtre, grêle; long. 10 — 15 millim. Capsule dressée ou plus ordinairement inclinée, courte, obovèe, bossue, munie d’un petit col peu distinct avant la sporose, rouge-orangée, d’abord lisse, à la fin sillonnée ; long. 1 1/2 millim. , diam. 2/3 millim. Opercule grand , convexe , terminé par un bec subulé , dressé ou oblique. Coiffe descendant jusque vers le milieu de la capsule. Anneau très étroit, peu distinct. Dents du péristome divisées, à peine jusqu’au milieu, en deux branches subulées. Fleurs mâles sur une plante distincte, semblable à la plante femelle; fol. très dilatées à la base, longuement acuminées-subulées; anthéridies 10—15, oblongues; paraphyses filiformes. — Automne et pendant l’hiver.