‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 339 sur 634 · DICRANUM CERVICULATUM · texte numérisé non relu

DICRANUM CERVICULATUM

b. interruption Schimp. Sijn. ( Dicranum interruption Hedio. Spec. Musc. — Tige allongée (20 — 30 millim.) , dichotome , grêle ; touffes denses, profondes, délicates ; feuilles rapprochées au sommet des innovations , ou uniformes , dressées-étalées , flexueuses en tous sens, ou courbées -homotropes. Le reste comme dans le type.

CC. sur le granité et les grès dans toute la chaîne des Vosges ; se retrouve sur les grès verts de l’Argonne , sur les grès vosgien et bigarré des Faucilles , dans la forêt de Serre •, paraît manquer sur les calcaires purs ; n’a pas été constaté pas Lesquereux dans le Jura. La v. b. sur des rochers de grès vosgien , à Saint- Dié , stérile (B.)

293. Dicranum cerviculatum Hedw. Musc, frond. III, p. 89 ; Bryol. eur. t. 56; Schultz , Fl. Gall. et Germ. exsicc. n° 583, et Herb. norm. n° 192; Stirp. n° 615; Dicranella cerviculata Schimp. Coroll.

Tige courte (3 — 6 millim.) , 1 — 2 fois dichotome, dressée, radiculeuse à la base ; touffes ou gazons d’un vert jaunâtre brillant, assez denses , étendus. Feuilles espacées à la base, rapprochées et plus grandes au sommet des innovations, dressées, légèrement flexueuses et étalées par l’extrémité , les supérieures plus ou moins homotropes , lancéolées ou étroitement oblongues à la base, puis rétrécies, linéaires-subulées , légèrement et partiellement infléchies aux bords , superficiellement denticulées ; nervure large , occupant la moitié du limbe à la base et tout l’acumen ; long. 1 1/2 millim., larg. 1/4 millim. ; cellules de la partie oblongue linéaires, 4 — 6 fois aussi 1. q. 1, , arrondies ou tronquées, à parois épaisses. Fol. florales intimes dilatées, oblongues-lancéolées , insensiblement rétrécies, acuminées-subulées ; 1 — '3 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule très étroite, chargée des archégones flétris. Pédicelle jaune pâle , tordu au sommet vers la droite ; long. 6 — 10 millim. Capsule d’un jaune brun , petite, brièvement ovale-oblongue, bombée, sillonnée à l’état sec (3 — 4 plis), largement ouverte après la chute de l’opercule , munie d’un petit col saillant ; long. 1 mill., diam. 1/2 mill. Opercule assez large, convexe, terminé par un bec effilé et courbé. Pas d’anneau. Dents du péristome lamellifères, divisées, à partir du milieu, en deux branches subulées, inégales. Coiffe ne descendant guère au-dessous de l’opercule. Fleurs mâles gemmiformes ; 8 — 10 fol. très dilatées, concaves à la base , brusquement contractées et longuement subulées ; 1 5 anthéridies ; paraphyses nombreuses , plus longues ; ces organes jaunes. — Août-octobre.

Sur les parois verticales, ombragées, des fossés ou des anciennes exploi-

33e GENRE : DICRANÜM.

tâtions dans les tourbières des Vosges et du Jura; dans presque toutes les tourbières un peu importantes; la Charme sur les hauteurs de Tendon, Bellefontaine, Gér mimer aux Bas-Rupts (B.), Lunéville à l’étang de Spada (Godron), Bitehe et Eppenbronn (Schultz), Sarrebrück (Winter) ; Haut-Jura (Lesquereux), lac des Rouges-Truites (B.), aux Rousses (Cornu).

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