Dicranum viride Lindb. ; Campylopus viridis Sulliv
et Lesquer.; Dicranum thraustum Schimp. in Supplem.
Tige dressée ou ascendante, simple ou dichotome, peu divisée , garnie de radicules peu apparentes ; long. 15 — 30 mill. , touffes plus ou moins arrondies, assez peu étendues , denses; raides , d’un vert olivâtre à la surface, brunes ou décolorées à l'intérieur. Feuilles très rapprochées, dressées, légèrement étalées à l'état humide, serrées près de la tige et légèrement crépues à l’état sec, étroitement lancéolées à la base, insensiblement rétrécies et longuement linéaires-acuminées, canaliculées, à section demi-cylindrique, planes aux bords, munies d’une nervure comprimée qui occupe le quart du limbe à la base ; le sommet est entier ou garni de quelques dents; long. 4—5 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules basilaires grandes, molles, carrées ou à contours peu nets, occupant une bande transversale et formant des oreillettes concaves, hyalines ou orangées ; les moyennes plus petites, translucides, courtes, 2 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures carrées ou subarrondies, papilleuses (papilles assez nombreuses et saillantes sur le dos). « Fol. intimes de l’involucre engainantes, terminées par une pointe subulée. Capsule dressée, oblongue. Opercule longirostre. » Milde, Bryol. siles., p. 65.
Troncs d’arbres, particulièrement de hêtres et de chênes, dans les forêts. Forêt de Saint-Gorgon, près de Rambervillers (B.) ; près de Sarrebrück (Winter). — Forêt-Noire. Cette espèce, stérile dans nos contrées, comme le D. montanum, se distingue de ce dernier, par ses touffes plus raides, d’un vert olivâtre, ses feuilles plus développées, raides, très peu crépues à l’état sec, très fragiles, et presque toujours cassées au sommet, entières ou moins denticulées.
Dicranum strictum Schleich. ; Bryol. eur. t. 66.
Touffes d’un vert pâle ou jaunâtre. Feuilles dressées-étalées , raides , fragiles , lancéolées-subulées , canaliculées , entières; le tissu présente , à la base , des oreillettes orangées-brunes , distinctes. Pédicelle d’un vert jaunâtre , tordu vers la gauche. Capsule oblongue-subcylindrique , pâle. Opercule petit, conique , longirostre. Dents du péristome divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux branches un peu irrégulières.
Sur le bois et les troncs pourris dans les hautes forêts des Alpes; Haute- Savoie (Puget), Hautes-Alpes (Borel).
33e GENRE : DICRANUM.
Dicranum albicans Br. Sch. Bryol. t. 73.
Espèce très facile à reconnaître à ses feuilles oblongues-lancéolées ; subulées , canaliculées , presque tubuleuses au sommet, très entières , dressèes-ètalées , légèrement homotropes, raides, munies d’une nervure mince très dilatée , qui occupe presque tout le limbe dès la base , en sorte qu’un examen superficiel peut les faire regarder comme énerves. Capsule oblongue-subcylindrique. Opercule conique , étroit , terminé par un très long bec oblique. Dents du péristome grandes , divisées jusqu’audessous du milieu, d’une structure spéciale. Touffes denses, blanchissant à l’état sec.
Sur la terre et les rochers, dans les hautes montagnes*, Pyrénées, Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Alpes du Dauphine', Sept-Lans (Ravaud).
ff. Fleurs monoïques.
Dicranum fulvellum Sm. Fl. brit. III, p. 1209; Arctoa fulvella Bryol. eur. t. 86.
Tige assez courte, dressée ; gazons d’un vert brunâtre. Feuilles fortement falciformes , oblongues-lancéolées , terminées par une pointe subulèe , due en partie à Vexcurrence de la nervure , sinuolées au sommet ; cellules basilaires formant des oreillettes. Fol. de l’involucre engainantes. Pédicelle court. Capsule petite, dressée, lisse, fauve, ovale, un peu contractée au-dessous de l’orifice qui est dilaté à l’état sec. Dents du péristome divisées très avant en deux branches subulées, très étalées, rayonnantes à l’état sec. Opercule muni d’un bec oblique. — Eté.
Sur la terre et dans les fissures des rochers. Indique' dans les Pyre'nees : Val d’Esquierry et Port de Vénasque (Jeanbernat); plus commun dans les Alpes de la Norvège, trouvé aussi en Silésie.
B. Plantes exiguës (long. 5— IO niillini.) : pas d’oreillettes. (E. 308 — 309.)
f . Fleurs dioïques. (E. 308 — 309.)