‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 352 sur 634 · Dicranum flagellare Hedw. Musc, frond. III , p · texte numérisé non relu

Dicranum flagellare Hedw. Musc, frond. III , p

Bryol. eur. t. 68; Stirp. n° 1015.

Tige dressée, dichotome ; long. 10 — 40 millim. ; touffes compactes, d’un vert foncé à la surface, enlacées de radicules abondantes à l’intérieur. Feuilles crépues à l’état sec, plus ou moins courbées- homotropes à l’état humide, oblongues-lancéolées à la base, insensiblement rétrécies, linéaires-acuminées , canaliculées , à demi tubuleuses , et un peu tordues sur ellesmêmes, munies, seulement au sommet, de quelques dents prèsque oblitérées , planes aux bords ; la nervure s’avance jusqu’au sommet; long. 3 1 — 4 1/3 millim., larg. 1/3 millim. ; cellules basilaires d’un brun orangé , grandes , rectangulaires , formant des oreillettes carrées , arrondies ; celles qui viennent ensuite , 3—6 fois aussi 1. q. 1. , moins régulières, obtuses ou tronquées obliquement; les supérieures irrégulières, anguleuses, un peu plus longues que larges; la nervure porte quelques dents sur le dos vers le sommet. Fol. florales nombreuses; les externes ovales, dilatées à la base , longuement acuminées ; les intimes (3 — 4) longuement engainantes , brusquement contractées , sinuolées à ce point, terminées par un acumen plus ou moins allongé ; archégones 5 — 10; paraphyses grêles, peu nombreuses. Vaginule cylindrique , étroite. Pédicelle dressé , jaunâtre, roux et tordu, au sommet, vers la gauche; long. 15 — 30 millim. Capsule brune-olivâtre , oblongue-subcylindrique , symétrique ou légèrement courbée, munie d’un col peu saillant, striée à l’état sec, lisse à l’état humide; long. 3 millim., diam. 3/3 millim. Opercule élevé , conique, surmonté d’un long bec oblique , subulé, pâle. Un anneau mince, étroit. Péristome assez petit ; dents pourpres à la base, hyalines au sommet , divisées, jusqu’au dessous du milieu, en deux branches subulées, régulières, finement papilleuses. Spores petites, légèrement muriquées. Fleurs mâles sur une plante distincte, gemmiformes; 5 — 6 fol. dilatées, concaves ; les externes longuement , les internes brièvement acuminées, toutes nerviées et légèrement denticulées au sommet ; 15—30 anthéridies oblongues, assez grandes ; paraphyses plus longues, nombreuses, légèrement renflées au sommet. — Juinjuillet.

La tige étant plusieurs fois dichotome , devient noduleuse avec l’âge par le renflement que produisent les feuilles agglomérées au sommet des innovations de chaque année. Au-dessous des fleurs , naissent ordinairement des pousses dressées, grêles , garnies de petites feuilles lancéolées , imbriquées , nerviées jusqu’au sommet. Ce caractère est très facile pour distinguer cette espèce.

33e GENRE : D1CRANUM.

Sur les troncs pourris, dans les forêts, particulièrement de chênes et de châtaigniers; Wasserbourg (Blind), Bar, Andlau, Offweiler (Schimper), Kirkel (Bruch), Bitche etWissembourg (F. Schultz), Sarrebrück (Win ter), Deyvillers, Ravenel, près de Mirecourt (B.) ; Jolimont près de Thièle, dans le Jura (Curie). — Dauphine : Chamechaude (Ravaud), Aude : Gan~ ges, Bizanet, Laprade (Roumeguère), Oise : bois de Liancourt (Graves) ; environs de Fontainebleau (Bescherelle).

306. Dicranum montanum Hedw. Spec. Musc. p. 143, t. XXXV; Bryol . eur. t. 67; Stirp. n° 614.

Tige garnie de radicules abondantes, dressée ou décombante, plusieurs fois dichotome ; touffes compactes, arrondies, d’un beau vert clair ou opaque à la surface , brunâtres à l’intérieur ; profondeur 15 — 30 millim. Feuilles rapprochées et un peu plus grandes vers le sommet des innovations, oblongues, planes et entières aux bords vers la base, rétrécies, longuement linéaires, finement acuminées, canaliculées , denticulées sur le contour de la moitié ou du tiers supérieur (dents assez saillantes vers le sommet), fortement papilleuses sur le dos ; la nervure, assez mince, striée, se prolonge jusqu’au sommet; long. 3 — 3 l/2mill., larg. i/2mill. ; à l’état sec, elles sont fortement crépues; à l’état humide , elles sont lâchement étalées-dressées ou courbéeshomotrope%; cellules médianes de la partie oblongue rectangulaires, translucides, 3 — 6 fois aussi 1. q. 1. ; les basilaires plus grandes , carrées , brunes , occupant une bande transversale continue, formant des oreillettes plus ou moins distinctes. Fol. involucrales intimes (2 — 3) engainantes , assez rapidement rétrécies en un long acumen linéaire, denliculè au sommet, nervié ; 10 — 15 archégones; quelques paraphyses grêles. Pédicelle jaunâtre, tordu à gauche ; long. 10 — 15 millim. Capsule dressée, oblongue, symétrique, sans col notable, un peu atténuée à la base , très peu resserrée à l’orifice , pâle , à parois peu solides , à la fin plissée; long. 1 3/4— 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe , surmonté d’un bec pâle , médiocre , droit ou oblique. Dents du péristome étroites, divisées , jusqu’au tiers seulement, en deux branches linéaires, souvent inégales. — Eté.

Troncs d’arbres pourris, dans les forêts, aux lieux ombrage’s et frais; région montagneuse des Vosges (Mougeot) et aussi de la plaine, Deyvillers, Ravenel près de Mireccurt, les Rapailles près de Corcieux (B.) ; cascade du Bouchot près de Vagney (Pierral) ; dans les Hautes-Vosges, il devient plus commun et s’élève jusqu’à la limite des forêts; également répandu dans les Basses-Vosges. Trouvé fertile une fois, au Hohneck (Mougeot) et au Ballon de Soultz (Schimper) — Répandu dans presque toutes les montagnes de France.

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