FISSIDENS TAXIFOLIUS
dressé, d’un brun rougeâtre; long. 10 millim. Capsule subhorizontale , oblongue , sans col notable, un peu rétrécie sous l’orifice à l’état sec ; long. 1 1/4— 1 1/2 raillim., diara. 2/3 millim. Opercule convexe-déprimé , élargi aux bords , surmonté d’un bec fin , oblique. Dents du péristome d’un pourpre vif, fortement lamellifères , divisées , à partir du tiers inférieur, en deux branches subulées , noduleuses. Fleurs mâles très petites, naissant à la base des tiges; fol. ovales mutiques ; anthéridies petites et peu nombreuses , nues. — Avril-mai.
Sur la terre argileuse , nue , au bord des sentiers, dans les lieux un peu gramineux , mais en partie dénudés , au bord des fossés , dans les bois , les vallons frais , les haies , surtout dans la région des plaines et des collines inférieures; presque partout; mais plus commun dans les terrains calcaires , ou mélangés de calcaire , que sur les terrains siliceux purs.
f f. Fleurs dioïques. (E. 319 bis.)
319 bis. Fissidens decipiens De Not. Epil. p. 479; F. rupestris Wils.
Espèce tenant le milieu entre les F. adianthoides et taxifolius, plus rapprochée du premier par ses caractères végétatifs. Tige ordinairement moins développée (long. 15 — 30 millim.), plus divisée ; innovations souvent fasciculées (2 — 4), naissant audessus ou au-dessous des fleurs^ grêles et garnies inférieurement de feuilles squamiformes ; touffes denses , d’abord d’un vert clair, puis foncé et passant au brun sâle, peu radiculeuses. Feuilles moyennes et supérieures plus dressées, rapprochées, elliptiques -lancéolées , subaiguës, fortement dentées vers le sommet , sinuolées inférieurement et entourées d'une bande translucide , sans que le tissu soit autrement modifié; long. 3 — 3 1/2 millim., larg. 3/4 — 1 millim.; la nervure atteint le sommet; la lame dorsale se conserve large jusqu’à la base, où elle se termine brusquement ; cellules petites , anguleuses , subhexagones , saillantes, à parois épaisses. 6 — 8 fol. involucrales ; les inférieures ovales , courtes , aiguës ; les supérieures largement oblongues , concaves , un peu étalées par le sommet ; denticulées sur le contour , terminées par un petit appendice linéaire ou ensiforme qui représente la lame dorsale. Vaginule oblongue. Pédicelle rougeâtre, flexueux, épais; long. 5—8 mill. Capsule oblique , oblongue-claviforme , brièvement atténuée ; long. 1 1/2 millim. Opercule terminé par un long bec subulé, pâle. Un anneau obscur, formé d’une série de petites cellules brunes. Dents du péristome divisées en deux branches longuement subulées , hérissées et presque appcndiculées par la saillie des
38e GENRE : FISSIDENS.
lamelles. Spores vertes. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Février-mars.
Fissures des rochers ombrage’s et humides ; sur le grès vosgien dans les environs de Bruyères et de St-Diè (B.) ; sur le calcaire jurassique, à Nans près de Rougemont, dans le Doubs (Paillot); probablement re'pandu , mais négligé à cause de sa stérilité dans nos régions. — Haute-Savoie : Mont-Vautier , sur Servoz (Payot) •, C. et fertile dans la Haute-Vienne (Lamy). Les fleurs femelles naissent, au nombre de 3 — 6 , vers le milieu des innovations.
Fissidens grandifrons Brid. Mantiss. p. 191 ; Bryol. eur.
Tige raide , dressée-arquée , plus ou moins divisée, robuste. Feuilles très rapprochées, lancéolées-linéaires , allongées , mutiques , non marginées, entières. Fleurs femelles latérales, seules connues.
Répandu dans les Pyrénées ; Bagnères de Bigorre (Philippe), Port de Vénasque (Jeanbernat), vallée du Tech (Husnot), Aude : Fontrouge, Bugarrach, Rennes (Roumeguère), lie et Vilaine près de Fougère (La Pylaie), Vaucluse près d’Avignon (Requien). — Chute du Rhin près de Schaffouse.
B. Fleurs femelles terminales. (E. 320—324.) f. Fleurs dioïques. (E. 320.)
320. Fissidens osmundioides Hedw. Spec. Musc. p. 153; t. XL; Bryol. eur. t. 103; Dicranum osmundioides Sw.
Tige dressée ou ascendante , garnie à la base de radicules brunes, émettant, de ce point, des innovations longuement nues ou garnies seulement de feuilles squamiformes ; long. 15 — 30 millim. ; touffes plus ou moins denses, d’un vert foncé ou brunâtre. Feuilles squamiformes, ovales , imbriquées, espacées, dépourvues de, lame dorsale ; les supérieures oblongueslancèolèes, apiculèes , finement sinuolées-denticulées , particulièrement sur le contour du tiers supérieur, non marginées; la nervure s’arrête à la base de l’apicule ; la lame dorsale se prolonge jusqu’à la base; long. 2 millim. , larg. 1/2 millim.; cellules petites, anguleuses , subarrondies, à parois épaisses. Fol. de l’involucre un peu plus dilatées à la base, allongées, courbéeshomotropes par le sommet; 10 — 15 archégones; paraphyses nullcs ou très rares. Vaginule oblongue, courte. Pédicelle court (3—5 millim.), dressé ou flexueux. Capsule dressée, symétrique