‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 369 sur 634 · F1SSIDENS INCÜRVUS · texte numérisé non relu

F1SSIDENS INCÜRVUS

ou légèrement bombée, oblongue, courte , arrondie à la base , dilatée à l’orifice ; long. 1 millim., diam. 1/2 millim. Dents du péristome divisées jusque vers le milieu. Opercule convexe, muni d’un long bec subulé. Coiffe dressée, lobée à la base. Les fleurs femelles sont terminales. Les fleurs mâles naissent sur une plante distincte, plus grêle ; 3 — 4 fol. florales dilatées à la base , terminées par une languette linéaire , dressée ; anthéridies, 10 — 20, nues. — Eté.

Marécages , lieux tourbeux ; dans les montagnes élevées ; près du lac de Séeven , dans la vallée de Massevaux (Mühlenbeck et Schimper) ; Haut- Jura , sous les rochers inondés du Crêt , près de Neufchâtel (Lesquereux).

— Alpes de la Haute-Savoie, Pringy, Bioge , Annecy-le-Vieux (Puget) ; Haute-Vienne, rochers humides de serpentine, à Roche-1’ Abeille (Lamy).

— La var b. microcarpus est caractérisée par sa tige allongée (30 — 40 millim.), le pédicelle très court, ainsi que la capsule. C’est la plante de nos régions.

Fissidens serrulatus Brid. Mantiss .; Bryol. eur. t. 638.

Tige élevée. Feuilles ligulées , aiguës ou apiculées , marginées ; marge large, formée de cellules épaissies, dentèe-corrodée au sommet; la nervure épaisse s’arrête au-dessous du sommet. Capsule oblongue, resserrée sous l’orifice, subhorizontale. Dents du péristome longuement subulées, noduleuses.

Sur la terre et les rochers humides dans l’île de Corse. — Ile de Ténériffe et montagnes de l’Espagne.

ff. Fleurs monoïques. (E. 321 — 324.)

321. Fissidens incurvus Schwœgr. Suppl. I, Sect. 11, p. 5, t. XLIX ; Bryol. eur. t. 99 ; Dicranum incurvum W. et M .; Stirp. n° 823; Fissidens viridulus Wils.

Tige courte (5—6 millim.), dressée ou procombante, peu divisée; gazons verts , peu étendus; souvent les plantes sont isolées. Feuilles inférieures courtes , ovales-oblongues ; les supérieures étalées-dressées , lancéolées , brièvement apiculées , superficiellement denticulées au sommet ; lame dorsale très rétrécie et disparaissant à la base; aux bords, une marge hyaline, étroite, qui disparaît vers le sommet de la feuille; la nervure s’arrête aussi à la base de l’apicule ; long. 1 — 1 1/2 millim. , larg. 1/2 millim. ; cellules âea?a^ones-subéquilatérales , vertes. Fol. florales peu distinctes; 2 — 5 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Vaginule ovale , courte. Pédicelle rougeâtre , un peu

38e GENRE I FISSIDENS.

flexueux , légèrement tordu vers la gauche ; long. 5 — 12 millim. Capsule oblongue ou légèrement claviforme , atténuée à la base, symétrique ou légèrement courbée, oblique ou subhorizontale , munie d’un col plus ou moins distinct, dilatée à l’orifice; long. 1 millim., diam. 1/2 millim. Opercule convexe-conique , obtusément acuminé. Pas d’anneau. Spores grandes, légèrement papilleuses. Coiffe fendue latéralement, petite, légèrement déjetée. Fleurs mâles terminant un petit rameau spécial, court; 2—3 fol. ovales, concaves; 4 — 6 anthéridies oblongues , petites; pas de paraphyses. — Automne et hiver.

Champs argileux , à Bruyères (RIougeot), sur des blocs ombrage's et humides de grès bigarré à Epinal , Senonges , sur la. terre à Châtenois , dans les V>sges , assez répandu dans la vallée du Rhin (B.); bois à Tomblaine, Maxéville, près de Nancy (Godron) ; Sarrebruck (Winter), AVissembourg (P. Muller) ; assez répandu dans le Jura (Lesquereux). Cette espèce semble disséminée dans une foule de localités de la région des plaines ou des collines inférieures , particulièrement sur les terrains calcaires , sans être abondante nulle part; nous ne l’avons pas trouvée dans les Hautes-Vosges.

322. Fissidens crassipes Wils.; Bryol. eur. t. 100; F. incurvus v. fontanus Bryol. eur. t. 99; Stirp. n° 1116; F. incurvus v. crassipes et v. fontanus Schimp. Syn. p. 104.

Tige décombante , redressée au sommet , divisée dès la base , radiculeuse à ce point seulement ; long. 15 — 30 millim.; gazons souvent étendus et fournis, d’un vert plus ou moins foncé. Feuilles peu denses , oblongues-lancéolées , aiguës, munies aux bords, vers la base, d’une marge très élargie, qui se rétrécit successivement et disparaît , ainsi que la nervure , au-dessous du sommet : contour supérieur très superficiellement sinuolédenticulé ; long. 3 millim., larg. 3/4 millim.; cellules carrées, subhexagones ou pentagones, subéquilatérales, vertes; quelquesunes , vers la base, s’allongent un peu. Fol. florales plus allongées, peu distinctes. Pédiceüe assez court (long. 5 — 6 millim.), épais, ordinairement géniculé à la base, rougeâtre, pâle au sommet. Capsule dressée ou légèrement oblique, symétrique, sans col notable , oblongue , long. 3/4 millim., diam. 1/2 millim. Opercule conique, surmonté d’un acumen médiocre. Dents du péristome d’un rouge vif, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux, plus rarement trois branches subulées , fortement papilleuses. Fleurs mâles terminant un rameau spécial; 2 fol. externes grandes, enroulées obliquement; 2 internes beaucoup plus petites, tronquées, surmontées d'une languette lancéolée, plus ou moins développée; anthéridies oblongues, médiocres, nombreuses (10 — 20,'; pas de paraphyses. — Septembre-octobre.

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