SELIGERIA RECURVATA
tières ou peu divisées, recourbées parla sécheresse, incurvées à l'état humide. Plantes ordinairement très petites , croissant sur les rochers calcaires ombragés. Feuilles d’un tissu uniforme à la base , dépourvues d’oreillettes. Fleurs monoïques.
f. Pédicelle arqué à l'état humide. (E. 326.)
326. Seligeria recurvata Br. Sch. Brtgol. eur. t. 112; Schultz , llerb. norm. n° 1196; Grimmia recurvata Hedw. Musc, frond. I, p. 102; Stirp. n° 713; Weisia recurvata Brid., Billot, exsicc. n° 5S2.
Tige courte (1 — 2 millim.), dressée, étroitement fixée au support ; gazons plus ou moins étendus , ordinairement fournis , d’un vert clair, chargés de capsules. Feuilles rapprochées , étalées-flexueuses ; les inférieures plus petites, dressées; les moyennes et les supérieures étroitement oblongues , rétrécies et longuement linéaires-subulées , canaliculées , planes et entières aux bords ; la nervure occupe presque tout l’acumen ; long.
1 1/2 millim., larg. 1/5 millim. ; cellules basilaires hyalines, rectangulaires ou tronquées obliquement, 3 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les marginales de l’acumen opaques, carrées ou arrondies. Fol. florales demi-engaînantes , rétrécies et longuement linéairessubulées , superficiellement sinuolées vers la base de l’acumen; archégones peu nombreux ; quelques paraphyses grêles. Vaginule cylindrique. Pédicelle pâle , très grêle , légèrement tordu vers la droite , plus ou moins recourbé à l'état humide , redressé à l’état sec ; long. 4 — 5 millim. Capsule horizontale ou pendante , petite, brièvement oblongue ou obovée , munie d’un col peu distinct, resserrée à l’orifice, jaunâtre; long. 3/4 millim. Opercule bordé de rouge, convexe, surmonté d’un bec pâle , subulé , droit ou oblique. Dents du péristome rouges, lancéolées , aiguës ou obtuses , entières ou à peu près , dresséesétalées ou divergentes à l’état sec , formant un cône convexe à l’état humide. Spores pâles , très petites. Coiffe descendant jusqu’au-dessous du milieu de la capsule. Fleurs mâles : 4 — 5 fol. ovales oblongues , aiguës , nerviées ; 3 — 4 anthéridies petites , oblongues ; paraphyses courtes et rares. — Avril-mai.
Sur les pierres et les parois inclinées des rochers ; grès bigarré au contact «lu muschelkalk ; Deux-Ponts (Bruch), Bobenthal (Gümbel), Sarrebrück (Winter), anciennes carrières du Dreispitz , près de Mutzig (B.), sur le grès vosgien , près de Bitche (Schultz). — Haute-Savoie : Voirons, Thonon , Pringy (Puget), Dauphiné : Parménie (Bavaud), Tarn : Montagne-Noire , la Cabarède (M.-D. J.).
40e GENRE : SELIGERIA.
ff. Pédicelle droit. (E. 327-358.)
327. Seligeria tristicha Br. Sch. Bryol. eur. t. 111; Weisia tristicha Brid. Spec. Musc. p. 116; Stirp. n° 908.
Tige dressée ou ascendante , di-trichotome ; innovations fastigiées, cassantes ; gazons raides , d’un vert olivâtre à la surface, bruns à l’intérieur, peu développés. Feuilles disposées sur trois rangs , très espacées et petites à la base des innovations , rapprochées et plus grandes vers leur sommet , dressées , linéaires ou très étroitement lancéolées , subobtuses au sommet, planes aux bords, entières, munies d’une nervure canaliculée qui s’étale à partir du milieu et occupe tout l’acumen ; long. 1 millim., larg. 1/5 millim.; cellules basilaires hyalines, linéaires, obtuses r 6 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures arrondies, opaques. Fol. florales élargies vers la base, lancéolées-acuminées, dressées, nerviées ; 1 — 5 archégones ; paraphyses filiformes, rares ou nulles. Pédicelle pâle, tordu vers la droite , dressé ; long. 2 — 3 millim. Capsule dressée , subglobuleuse , munie d’un petit col atténué , peu saillant , dilatée à l’orifice , infundibuli forme à l’état sec après la sporose , à parois fermes, brune ; diam. 1/2 millim. Opercule convexe, surmonté d’un bec pâle, oblique, bordé de rouge à la base. Dents du péristome d’un rouge orangé, lancéolées, aiguës, plus ou moins percées, déchirées ou presque entières , formant un cône très déprimé à l’état humide , renversées à l’état sec. Spores assez grandes , brunes , finement papilleuses. Fleurs mâles sessiles au-dessous des fleurs femelles, ou terminant un petit rameau spécial , parfois groupées au nombre de 2 — 3; 3 — 5 fol. ovales- oblongues , imbriquées, faiblement ou nullement nerviées; anthéridies très petites, peu nombreuses ; quelques paraphyses grêles. — Mai-juin.
R. Parois surplombantes et ombragées des rochers du calcaire jurassique ; la Poita-Raisse , près de Fleurier, Beauregard , près de Chasseron (Lesquereux), au-dessus et près des cascades de Flumen , non loin de Saint-Claude (B.). — Cévennes (Prost), Villamère , dans l’Aude (Roumeguère), près de Lyon (Débat), Dauphiné : Renage (Ravaud), Pyrénées : Luchon (Jeanbernat).
328. Seligeria pusilla Br. Sch. Bryol. eur. t. 110; Weisia pusilla Hedw. Musc, frond. II, p. 78; Stirp . n° 1005.
Tige très courte (1 — 2 millim.), simple ou peu divisée, très petite; touffes d’un vert sombre ou velouté. Feuilles inférieures petites , linéaires-acuminées ; les supérieures ou involucrales