SELIGERIÀ PUSILLA
externes rapprochées, formant une touffe, plus grandes, dressées-étalées , lancéolées-oblongues à la base , puis longuement acuminées , entières ; la nervure épaisse occupe tout l’acumen ; long, à peine 1 rnillim. ; cellules inférieures hyalines, rectangulaires, 3 — 6 fois aussi 1. q. 1. ; celles de la portion linéaire plus courtes, presque carrées. Fol. florales intimes (2 — 3) presque hyalines, lancéolées, aiguës, moins étroitement subulées ; le limbe se maintient distinct jusque près du sommet ; 1 — 2 archégones; paraphyses très rares ou même nulles. Vaginule cylindrique, pâle. Pédicelle pâle , dressé, un peu tordu vers la droite; long. 2 millim. Capsule dressée, obovée, insensiblement atténuée à la base , tur binée à l’état sec après la sporose , brune ; long. 1/2 millim. Opercule convexe, déprimé, terminé par un bec fin et oblique. Dents du péristome lancéolées, subaiguës, ordinairement entières, conniventes , infléchies à l’état humide, étalées-renversées à l’état sec. Fleurs mâles gemmiformes, naissant à la base des tiges ou au-dessous des fleurs femelles. Fol. ovales, courtes, énerves; anthéridies petites, en petit nombre. — Juin-juillet.
Sur les pierres dans les bois, dans les anfractuosités et les creux des rochers , dans les lieux escarpés et très ombragés des terrains calcaires , surtout du calcaire jurassique ; Fonds de Toul, vallon de Maxéville , Liverdun , près de Nancy (Godron , B.), rochers de l’Enfer, près de Neufchâteau (B.) ; Glacière de Pury , grotte Lumignon , près de Môtiers , dans le Jura (Lesquereux) ; forêt de Zillisheim , près de Mulhouse (Mougeot , Statist.), près de Mondorf et de Merzig, dans la vallée de la Sarre , sur le muschelkalk (Winter). — Haute Savoie , Dauphiné, Cévennes, Pyrénées, Oise et environs de Paris , dans les mêmes conditions.
Seligeria calcarea Br. Sch. Bryol. eur. t. 110; Weisia calcarea Hedw. Spec. Musc.
Cette espèce diffère de la précédente par ses feuilles notablement plus larges , oblongues à la base, puis linéaires, obtuses ; les inférieures sont ovales oblongues. L’opercule est terminé par un bec plus court. Les dents du péristome sont plus grandes et plus larges. — Printemps.
Sur les rochers de la craie ; Seine-et-Marne , à Provins (Bouteiller), Seine-et-Oise , à Bougival (Pelvet) ; Dauphiné, Bugey (Débat).
Anodus Donianus Br. Sch Bryol. t. 109; Seligeria Doniana C. Müll. — Cette plante ressemble singulièrement aux espèces qui précèdent; elle en diffère par ses feuilles finement denticulées sur le contour ; le pédicelle est dressé ; la capsule obovée , infundibuliforme , tronquée après la chute de l’opercule. Pas d’anneau, ni de péristome. Fleurs mâles sur la même plante. — Rochers calcaires de plusieurs localités d’Allemagne ; Silésie, Westphalie , Harz , Thuringe , Bavière , etc.
41e GENRE : CATOSCOPIUM.
11e Tribu : Catoscopiées.
Capsule exserte, très petite, subglobuleuse , asymétrique , bombée, horizontale, lisse, à parois cornées , épaisses. Pédicelle droit. Opercule conique. Péristome : 16 dents courtes , infléchies , lancéolées , aiguës ou tronquées. Plantes grêles, dichotomes; feuilles lancéolées, acuminées , lisses.
41e Genre : Catoscopium Brid.
Caractères de la tribu.